Les probiotiques : à quoi servent-ils ?

Les probiotiques : à quoi servent-ils ?

Les probiotiques sont des organismes vivants que l’on trouve naturellement dans des aliments tels que le yaourt, la choucroute, le miso ou le kéfir. On les appelle les « bonnes » bactéries, car elles luttent contre les bactéries nocives et les empêchent de se fixer. Mais les probiotiques sont-ils vraiment efficaces ? Peuvent-ils être nocifs ?

 

Le corps d’une personne contient des millions de microorganismes vivant sur la peau et la surface des muqueuses. La plupart de ces microorganismes sont des bactéries, bien que l’on puisse également trouver des virus, des champignons et des protozoaires. Même si le terme « bactéries » est souvent associé à une idée négative en raison de leur réputation de provoquer des maladies, elles ne sont pas toutes identiques, car certaines sont bénéfiques. Celles-ci sont ce qu’on appelle des probiotiques, qui nous aident à avoir une flore équilibrée et variée.

 

La malnutrition, une alimentation déséquilibrée, un excès d’aliments transformés et d’antibiotiques peuvent altérer ce microbiome.

 

Que sont les probiotiques ?

Les probiotiques sont des aliments ou des compléments contenant des microorganismes vivants qui offrent divers avantages pour la santé. Ils peuvent être naturellement présents dans l’organisme, dans les aliments et sous forme de compléments alimentaires. Ils sont également connus sous le nom de « bonnes bactéries » pour leur rôle dans la santé de l’intestin, car ils aident à modifier ou à repeupler les bactéries de l’intestin afin d’équilibrer la flore intestinale.

 

Les probiotiques varient en puissance, en stabilité et en bienfaits pour l’organisme. Deux des espèces les plus couramment utilisées comme probiotiques et qui peuvent être consommées sous forme de compléments ou dans certains aliments sont les Lactobacillus (que l’on trouve principalement dans l’intestin grêle) et les Bifidobacterium (que l’on trouve principalement dans le gros intestin).

Les probiotiques

 

Les avantages des probiotiques

Les probiotiques sont surtout connus pour aider à traiter les maladies intestinales, car cette composante fonctionnelle peut renforcer l’immunité et la santé en général, en particulier la santé gastro-intestinale. En d’autres termes, lorsque le microbiome est altéré et que les bonnes bactéries sont perdues, les probiotiques peuvent les reconstituer et rétablir l’équilibre.

 

Voici quelques-unes des principales indications :

  • Diarrhée : les probiotiques peuvent aider à traiter la diarrhée associée aux antibiotiques. Lorsque vous prenez des antibiotiques, surtout pendant de longues périodes, la diarrhée finit souvent par apparaître. En effet, ils tuent une grande partie des bactéries naturellement présentes dans l’intestin, ce qui modifie l’équilibre de l’intestin et permet aux bactéries nocives de se développer.

 

  • Syndrome de l’intestin irritable : selon la Fondation internationale pour les troubles gastro-intestinaux, le probiotique Bifidobacterium infantis permet d’améliorer les symptômes des personnes atteintes de ce syndrome, tels que les gaz et les ballonnements.

 

  • Problèmes de peau : les probiotiques peuvent également aider à soulager les symptômes associés aux problèmes de peau tels que l’acné.

 

  • Infections urinaires : une diminution des bactéries bénéfiques peut également entraîner des infections vaginales et urinaires.

 

  • Renforcer le système immunitaire : plusieurs souches probiotiques peuvent améliorer, renforcer et accroître la fonction immunitaire. C’est pourquoi il peut être utile de les utiliser lorsque vous avez la grippe ou un rhume.

 

Les probiotiques agissent dans le tube digestif en stabilisant la composition de la flore bactérienne et en augmentant la résistance de l’organisme face aux agents pathogènes.

 

Comment prendre des probiotiques ?

Pour inclure des probiotiques dans votre alimentation, vous devriez rechercher :

  • Aliments fermentés : yaourt, produits à base de kéfir et fromage, qui contiennent des cultures vivantes telles que les bifidobactéries et les lactobacilles.

 

  • Aliments fermentés non laitiers : choucroute, miso, tempeh et yaourts non laitiers.

 

  • Compléments alimentaires : tous les probiotiques ne peuvent pas être prescrits pour la même situation, car ils sont différents. Il est fondamental d’utiliser les doses recommandées, car des doses plus faibles ou plus élevées peuvent ne pas être efficaces, voire même être nocives. Les effets indésirables sont mineurs, rares et il n’y a pas d’interactions médicamenteuses connues, reconnaît l’Académie américaine des médecins de famille (AAFP). Néanmoins, il est conseillé de consulter votre médecin, en particulier chez les personnes atteintes d’une maladie grave qui peut impliquer le système immunitaire.

 

Dans une alimentation équilibrée, la présence de probiotiques et de prébiotiques est plus qu’assurée. Et si vous en consommez régulièrement, votre flore et votre santé intestinales vous en remercieront.

 

Sources :


Les meilleurs sports pour un enfant en fonction de son âge

Les meilleurs sports pour un enfant en fonction de son âge

Les sports pour enfants sont un bon moyen de promouvoir la forme physique. Mais tous les enfants ne sont pas doués pour les mêmes choses et donc pour les mêmes sports. Chacun doit trouver l’activité qui convient le mieux à sa condition physique et à ses préférences. Quel sport devrions-nous choisir pour nos enfants afin qu’ils s’amusent en plus d’être en bonne santé ?

 

L’importance de l’activité physique pour les enfants

Les enfants, quel que soit leur âge, ont besoin d’activité physique. Le sport est un moyen amusant pour eux de rester actifs, ainsi que d’acquérir de nouvelles compétences. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les enfants âgés de 5 à 17 ans devraient pratiquer au moins 60 minutes d’activité physique modérée à intense chaque jour. En faire plus longtemps apporte des avantages supplémentaires et réduit le risque d’obésité.

Pour tirer le meilleur parti de l’activité physique à ces âges, il est important de tenir compte des capacités de chaque enfant, et cela dépend en grande partie de son âge. Par conséquent, ces facteurs doivent être pris en compte avant de commencer, afin que les résultats soient positifs. Dans certains cas, les parents et les enfants peuvent même faire du sport ensemble.

 

Les activités sportives pour les enfants en fonction de leur âge

Il est probable que chaque enfant ait déjà ses préférences et des capacités naturelles pour certains sports ou activités. Un enfant peut être plus habile avec un ballon qu’un autre, ou avoir plus de facilité à faire du vélo. Il est important de garder cela à l’esprit, car, dans le cas contraire, les enfants risquent de se frustrer et de ne pas vouloir jouer. En fonction de cela, il est conseillé :

De 2 à 5 ans

Avant l’âge de 6 ans, un enfant n’a généralement pas les capacités motrices de base pour pratiquer des sports organisés : la capacité d’attention et l’équilibre sont limités. Dans cette tranche d’âge, il est conseillé d’opter pour des activités axées sur les compétences de base telles que :

    • Courir
    • Nager
    • Sauter
    • Lancer et attraper
    • Faire du vélo ou du tricycle

Le moyen le plus efficace est de le faire au travers du jeu actif, car à cet âge, la capacité d’attention est courte et ils apprennent mieux en explorant et en expérimentant. Il est conseillé d’éviter la concurrence.

De 6 à 9 ans

Dès l’âge de 6 ans, les enfants ont tendance à avoir des capacités motrices plus élémentaires pour les sports organisés, même s’ils peuvent avoir un peu de mal à comprendre et à se souvenir de concepts tels que le travail en équipe et les stratégies. Dans cette tranche d’âge, ils peuvent pratiquer des sports tels que :

    • Courir
    • Nager
    • Football
    • Tennis
    • Arts martiaux
    • Gymnastique
    • Ski
    • Patinage à roulettes

Pour les sports d’équipe tels que le basket-ball, le handball ou le volley-ball, ils peuvent encore présenter certaines difficultés, car ils nécessitent des capacités visuelles et motrices plus complexes. Le sport, comme dans le cas précédent, devrait se concentrer sur l’apprentissage de nouvelles compétences plutôt que sur le fait de gagner.

De 10 à 12 ans

Les enfants à ces âges sont déjà prêts à pratiquer des sports plus complexes, car ils ont déjà développé des capacités motrices et une plus grande capacité cognitive. Il faut également tenir compte du fait que c’est l’âge où commence la puberté, où les différences physiques entre eux sont les plus marquées, ce qui peut faire la différence à l’heure de choisir le type de sport.

Ceux qui commencent la puberté plus tôt auront, dans la plupart des cas, certains avantages physiques par rapport aux autres. C’est pourquoi, pour ceux qui sont désavantagés, il peut être utile de pratiquer des sports tels que la natation ou les arts martiaux.

 

En bref, quels que soient l’âge et le sport choisis, l’essentiel est que les enfants s’amusent en étant physiquement actifs. Pour ce faire, les parents doivent d’abord les aider à choisir le bon sport et ensuite leur servir de modèle, tant en ce qui concerne l’esprit sportif que l’engagement.

 

Sources :


Réserver du temps à ce qui compte vraiment pour nous

Réserver du temps à ce qui compte vraiment pour nous

Il existe deux formes d’estime de soi. L’estime de soi dépendante des autres quand on nous évalue ou qu’on nous félicite et l’estime de soi indépendante des autres quand nous faisons ce qui compte vraiment pour nous, sans l’influence des autres. C’est pour cela que consacrer ne serait-ce que 2 à 3 heures par semaine à un projet qui nous tient personnellement à cœur est extrêmement bon pour notre moral.


Mélanome : causes et prévention

Mélanome : causes et prévention

Le mélanome est le cancer dont l’incidence a le plus progressé au cours de la période 2010-2018, avec une croissance moyenne de 3,45 par an. Ce fait est lié à l’augmentation de l’exposition aux rayons ultraviolets qui s’est produite au cours des dernières générations, entre le soleil et les cabines de bronzage.

 

Par le Dr Pedro L. González, spécialiste en médecine préventive et en santé publique et journaliste scientifique

 

Le risque de souffrir d’un mélanome est essentiellement lié aux coups de soleil, en particulier ceux qui surviennent au cours des 20 premières années de la vie, lorsque la peau est plus sensible aux dommages causés par le soleil. Comme la peau a une mémoire, bien que les dommages puissent apparaître de nombreuses années plus tard, la prévention doit être faite dès l’enfance.

 

Les personnes ayant des peaux claires et les yeux bleus et qui se pigmentent rapidement après une exposition au soleil sont plus susceptibles de contracter un mélanome. Il en va de même pour les personnes ayant de nombreux grains de beauté sur le tronc et les extrémités, celles ayant des antécédents familiaux de mélanome et celles ayant des antécédents d’exposition excessive au soleil, en particulier au début de la vie, lorsque la peau est la plus sensible aux effets nocifs des rayons ultraviolets.

 

Actuellement, la plupart des experts en mélanome ne recommandent pas les tests génétiques pour toutes les personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de mélanome, car l’utilité des résultats du test n’est pas claire.

 

En 2015, 83 % des cas de mélanome diagnostiqués en France ont été attribués à une exposition au soleil excessive. Les lésions de mélanome étaient plus fréquentes dans les tranches d’âge les plus jeunes (30-49 ans) et également plus fréquentes chez les hommes que chez les femmes : 89 % contre 79 %. Au total, 382 cas de mélanomes ont été attribués à l’utilisation des cabines de bronzage, ce qui équivaut à 1,5 % et 4,6 % du total des mélanomes diagnostiqués chez les hommes et les femmes respectivement.

 

L’ABCDE du mélanome

Dans la plupart des cas, il apparaît sous la forme d’une tache sur la peau, initialement sans relief, mais d’une couleur très sombre ou noire. Dans certains cas, nous pouvons trouver des lésions qui ont déjà un relief dès le début. Sans aucun doute, la meilleure façon de savoir si un grain de beauté ou une tache est dangereux est de consulter un dermatologue. Mais il existe des signes qui peuvent nous aider à détecter si le grain de beauté peut être malin ou s’il l’est déjà et consulter sans attendre.

 

La règle de l’ABCDE facilitera la mémorisation de ces signes :

  • Asymétrie : les taches, les taches ou les grains de beauté très asymétriques sont plus susceptibles d’être malins.
  • Bords irréguliers : les mélanomes ou les grains de beauté malins ont généralement des bords irréguliers.
  • Couleurs variées : un grain de beauté ayant plus de 2 ou 3 couleurs a plus de risques d’être malin.
  • Diamètre : les grains de beauté de plus de 6 mm de diamètre présentent un risque accru de mélanome.
  • Évolution : les grains de beauté bénins changent peu au fil des ans, et s’ils le font, c’est généralement très progressif. Si un grain de beauté change en quelques mois, vous devez consulter un dermatologue.

 

En général, il est conseillé de consulter un dermatologue lorsque nous détectons la présence d’une nouvelle tache cutanée ou d’un changement significatif d’un grain de beauté précédent, surtout s’il présente une zone totalement ou partiellement noire, s’il saigne ou s’il a une blessure à la surface.

 

Moins fréquemment, les mélanomes peuvent causer une gêne ou des démangeaisons, il est donc conseillé de consulter un spécialiste pour tout grain de beauté présentant une forme de symptomatologie.

 

La prévention du mélanome

La meilleure façon de prévenir le cancer de la peau est de se protéger contre le soleil, en particulier chez les enfants et les adolescents, afin d’éviter l’accumulation de coups de soleil produits par les rayons ultraviolets. Cette protection devrait être plus intense, en particulier chez les personnes à la peau claire et chez les patients ayant des antécédents familiaux de mélanome ou ayant de multiples grains de beauté.

 

À l’âge adulte, il est également important de se protéger contre les rayons UV (tant du soleil que des cabines de bronzage) et de se faire examiner régulièrement par le dermatologue, en particulier chez les patients présentant des facteurs de risque.

 

Bien que la population générale soit de plus en plus consciente de l’importance de la protection solaire, tout le monde ne la pratique pas correctement. Il convient de ne pas s’en remettre à une seule méthode de protection, mais de prendre en compte plusieurs aspects, tels que :

  • Réduire la durée totale d’exposition au soleil.
  • Éviter les heures autour de midi, surtout en été, lorsque le soleil est le plus fort.
  • Mettez-vous à l’ombre.
  • Protégez-vous avec un chapeau, des lunettes de soleil et des vêtements appropriés.
  • Utilisez toujours un écran solaire pour vous protéger, même en hiver. Ils doivent avoir un facteur de protection solaire (SPF) élevé (actuellement, on considère le SPF de 30 comme étant le minimum approprié).

 

Un diagnostic précoce est le moyen le plus utile pour pouvoir guérir un patient atteint d’un mélanome, car la grande majorité des cas sont guérissables s’ils sont diagnostiqués à temps. Dans les pays d’Europe du Sud, comme la France et l’Espagne, le taux de survie moyen est estimé à 83,2 % des personnes dans les cinq ans suivant le diagnostic.

 

Sources :

  • Mélanome cutané en France en 2015 attribuable au rayonnement ultraviolet solaire et à l’utilisation des cabines de bronzage. Arnold M, Kvaskoff M, Thuret A, Guénel P, Bray F, Soerjomataram I. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2018;32(10):1681-1686. doi:10.1111/jdv.15022
  • lanome cutané https://www.cancer-environnement.fr/340-Melanome-cutane.ce.aspx
  • La survie des patients atteints de mélanome cutané en Europe augmente encore : résultats de l’étude EUROCARE-5, Crocetti E., Mallone S., Robsahm T.E., Gavin A., Agius D., Ardanaz E., Chirlaque Lopez M.D., Innos K., Minicozzi M., Borgognoni L., Pierannunzio D., Eisemann N., EUROCARE-5 Working Group, European Journal of Cancer 2015,51: 2179-2190

Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer 2020

Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer 2020. Dernières avancées scientifiques

La maladie d’Alzheimer est la principale cause de démence dans le monde. En France, 900 000 personnes en souffrent. Depuis quelques années, les traitements se concentrent sur le ralentissement de la progression de la maladie et la palliation des symptômes, mais il n’existe toujours pas de traitement efficace. Dans cet article, nous vous présentons les dernières avancées scientifiques sur la maladie d’Alzheimer.

 

Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer

La Journée mondiale de l’Alzheimer est célébrée dans le monde entier chaque 21 septembre. Cette date commémore le fait qu’Alois Alzheimer a décrit pour la première fois la maladie qui portera plus tard son nom en 1906. Plus de cent ans plus tard, on combat toujours la stigmatisation associée à la démence. Des campagnes continuent d’être organisées pour obtenir de meilleurs services et traitements pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Bien qu’il n’y ait pas de remède à la maladie d’Alzheimer aujourd’hui, la communauté scientifique s’efforce de trouver un moyen d’inverser cette perte cognitive chez les personnes. En ce sens, chaque année, des progrès scientifiques rapprochent les patients atteints de cette maladie d’un traitement efficace. La Journée mondiale de l’Alzheimer est un bon moment pour passer en revue les dernières avancées scientifiques.

 

Le traitement de la maladie d’Alzheimer

Le traitement de la maladie d’Alzheimer n’existe pas encore. Cependant, en 2020, bien que l’année n’ait pas été très prometteuse pour la recherche dans presque tous les domaines en raison de la pandémie mondiale de COVID-19, des recherches intéressantes ont été menées.

Pour commencer, les plus grands progrès ont été réalisés dans la détection précoce de la maladie dégénérative. En 2019, le Journal of Clinical Medicine a publié une nouvelle étude indiquant que la rétine des patients atteints de la maladie d’Alzheimer au stade léger souffrait de changements qui pouvaient servir de marqueur pour détecter la maladie.

 

Cette année, une équipe dirigée par l’Université Complutense de Madrid (UCM) a découvert que ces changements de la rétine se produisent également chez les proches de la personne atteinte de la maladie, qui sont également à haut risque génétique d’en souffrir, mais qui n’ont pas nécessairement de symptômes de perte de mémoire.

Les tests pour détecter les changements sur la rétine ont été effectués par une tomographie par cohérence optique (TCO). Ainsi, il est possible de savoir, de manière simple et rapide, si la rétine subit des modifications. De plus, comme le souligne l’Institut Ramón Castroviejo de recherche ophtalmologique (IIORC), ce test est peu coûteux par rapport à d’autres techniques d’imagerie comme la résonance magnétique ou la tomodensitométrie.

Cette recherche, également publiée dans le Journal of Clinical Medicine, représente une avancée majeure dans l’un des plus grands défis des maladies neurodégénératives : le diagnostic précoce.

la maladie d’Alzheimer

 

Les dernières avancées dans le domaine de la maladie d’Alzheimer

L’une des avancées les plus récentes est une étude publiée par The Lancet qui met en évidence les mécanismes qui conduisent au développement de la maladie d’Alzheimer chez les personnes atteintes du syndrome de Down. Ces travaux pourraient constituer une première étape dans le développement de thérapies pour les personnes atteintes de ce syndrome, puis les extrapoler au reste de la population générale.

Parmi ses conclusions, cette étude souligne que les types et la temporalité des changements de la maladie d’Alzheimer dans le syndrome de Down sont les mêmes que ceux qui se produisent dans la population générale. En outre, que les changements des biomarqueurs cognitifs, biochimiques et d’imagerie chez les utilisateurs atteints du syndrome de Down s’étendent sur plus de 20 ans.

Une autre étude récente explique le rôle d’une protéine dans l’augmentation du risque d’Alzheimer. Le Centre Max Delbrück de médecine moléculaire de l’Association Helmholtz en Allemagne a fourni une explication possible quant à la raison pour laquelle la protéine ApoE4 représente un si grand danger pour le cerveau dans cette maladie. Cette découverte pourrait servir de base à une nouvelle stratégie de traitement de la maladie d’Alzheimer.

Enfin, l’utilisation des ultrasons dans le cerveau fait l’objet de plusieurs recherches ces derniers temps. Ces techniques pourraient être une nouvelle façon de lutter contre cette maladie dégénérative. Fin 2019, la Société nord-américaine de radiologie (RSNA) a présenté une étude dans laquelle les ultrasons se sont avérés être un moyen sûr et efficace de cibler et d’ouvrir des zones de la barrière hémato-encéphalique. Ce point permet potentiellement de nouvelles approches de traitement de la maladie d’Alzheimer.

 

La fin de la maladie d’Alzheimer

À l’heure actuelle, malgré les centaines d’essais cliniques réalisés au cours des deux dernières décennies, la réalité est qu’il n’existe pas encore beaucoup de traitements disponibles. En revanche, ce que nous avons à portée de main, ce sont des habitudes saines qui peuvent réduire le risque de souffrir de cette maladie neurologique.

L’Académie américaine de neurologie a publié en 2020 un article dans sa revue Neurology dans lequel elle révèle que le risque de souffrir de la maladie d’Alzheimer est jusqu’à 60 % plus faible chez les personnes ayant un plus grand nombre de comportements sains, comme ne pas fumer ni boire de l’alcool ou le fait de suivre un régime méditerranéen, entre autres.

En tout état de cause, il existe de plus en plus de nouveaux moyens d’améliorer la détection précoce et de comprendre les mécanismes de la maladie afin de la combattre.

 

Sources :


La génétique, clé dans le traitement et le pronostic de la COVID19

La génétique, clé dans le traitement et le pronostic de la COVID19

L’évolution de la COVID19 est très variable selon les patients, indépendamment de leur sexe et de leur âge. Plusieurs études menées dans des hôpitaux espagnols et italiens avec la participation de scientifiques allemands ont commencé à déterminer les clés expliquant la prédisposition à souffrir des formes les plus graves de la maladie.

 

Par le Dr Pedro L. González, spécialiste en médecine préventive et en santé publique et journaliste scientifique

 

La génétique est essentielle pour déterminer la prédisposition des patients infectés par le coronavirus SARS-CoV-2 à développer les formes les plus graves de la COVID-19, accompagnées d’une grave insuffisance respiratoire et nécessitant des thérapies d’assistance respiratoire avancées.

 

L’analyse du génome complet d’une sélection de patients a permis d’identifier les variantes associées à des manifestations plus graves de la COVID-19. La principale conclusion est que les chromosomes 3 et 9 et, dans une certaine mesure, le système sanguin ABO peuvent expliquer la susceptibilité individuelle, selon une étude publiée dans le New England Journal of Medicine (NEJM).

 

Le chromosome 3 semble affecter l’expression de certains gènes qui favorisent l’entrée du virus, ainsi que l’apparition ultérieure de ce qu’on appelle le choc cytokinique. Chez la plupart des patients atteints de la variante la plus grave de la maladie, il existe une phase d’aggravation secondaire, que les médecins observent environ dix jours après son apparition.

 

Cette deuxième phase produit une réaction excessive et anormale des systèmes immunitaire et inflammatoire - le choc cytokinique - qui implique la libération massive de molécules impliquées dans le contrôle de l’immunité, au point qu’elle peut conduire à l’épuisement et à la paralysie de l’organisme.

 

Les variantes trouvées sur le chromosome 9 concernent le gène qui détermine le groupe sanguin dans le système AB0 (qui est utilisé pour classer le sang humain en différents types), selon que certains marqueurs apparaissent ou non dans les globules rouges. En ce sens, les résultats montrent que les personnes du groupe sanguin A ont un risque 50 % plus élevé de devoir recourir à une assistance respiratoire en cas d’infection. En revanche, le groupe sanguin 0 semble avoir un effet protecteur, à savoir un risque réduit de 35 %.

 

Cependant, la relation entre le groupe sanguin et le pronostic de la Covid-19 n’est pas connue et se limite à une simple association. Elle est actuellement à l’étude dans le cadre des différentes enquêtes découlant de la recherche principale.

 

Ces résultats ouvrent la voie au renforcement de la protection des personnes a priori plus exposées au risque, ainsi qu’à la conception de traitements plus personnalisés.

 

La compréhension du profil génétique des patients pourrait permettre de réutiliser les médicaments existants pour des approches thérapeutiques spécifiques contre la COVID-19, ainsi que d’accélérer le développement de nouveaux médicaments antiviraux. Le fait de pouvoir identifier les patients susceptibles de contracter une pneumonie grave et leur réactivité à des médicaments spécifiques permettra d’intervenir rapidement en matière de traitement.

 

 

Initiative de recherche ouverte et mondiale sur la génétique COVID19

Les études qui ont permis de progresser dans l’identification de la susceptibilité génétique à la COVID19 sont issues de l’initiative COVID-19 sur la génétique de l’hôte promue par Andrea Ganna, chercheur à l’Institut de médecine moléculaire de Finlande et à l’Université de Harvard aux États-Unis.

 

À l’heure actuelle, cette initiative comprend déjà 157 études génomiques enregistrées, réparties dans plus de 20 pays différents.

 

Les objectifs de l’initiative COVID-19 sur la génétique de l’hôte sont au nombre de trois : fournir un espace où les résultats peuvent être partagés pour faciliter la recherche sur le génome humain en relation avec la COVID-19, organiser des analyses permettant d’identifier les déterminants génétiques de la susceptibilité et de la gravité de la maladie et fournir une plateforme pour le partage des résultats.

 

Des dizaines de scientifiques du monde entier travaillent à cet effort collectif, prélevant des échantillons sur des patients dans les hôpitaux, les comparant à ceux stockés dans des biobanques et mettant en place les outils bioinformatiques pour les analyser.

 

Sources :


Mettre ses choix en perspective

Mettre ses choix en perspective

Notre réflexe naturel est de toujours considérer le court terme en priorité. Pourtant, grâce à notre conscience, nous avons la faculté de nous projeter dans le long terme. C’est pour cela que la sagesse nous enseigne de voir plus loin, puisque nous avons la chance de le pouvoir.


Ma vue est fatiguée ? Les premiers symptômes de la presbytie

Ma vue est fatiguée ? Les premiers symptômes de la presbytie

La presbytie, ou la fatigue de la vision, est causée par la perte d’élasticité du cristallin, la lentille naturelle de l’œil qui permet la mise au point des images à différentes distances. 90 % des personnes de plus de 45 ans souffrent d’un certain degré de presbytie, c’est-à-dire qu’elles ont des difficultés à voir nettement de près. Comment peut-on la détecter ? Pourquoi se manifeste-t-elle ? Existe-t-il un remède ?

 

Qu’est-ce que la presbytie ?

La presbytie est la perte progressive de la capacité des yeux à voir nettement de près. Le geste très typique des personnes qui en souffrent est d’éloigner un magazine ou un livre afin de pouvoir lire clairement, surtout à partir de 40 ans, et s’aggrave généralement jusqu’à environ 65 ans.

Pourquoi cela se produit-il ? L’œil, pour former une image, utilise la cornée et le cristallin pour mettre au point la lumière réfléchie par les objets. Plus l’objet est proche, plus le cristallin se courbe. Celui-ci, contrairement à la cornée, est quelque peu flexible et peut changer de forme à l’aide d’un muscle circulaire qui l’entoure.

Lorsque vous regardez quelque chose de loin, ce muscle se détend ; lorsque vous regardez quelque chose de près, le muscle se contracte, permettant au cristallin de se courber et de modifier la puissance de mise au point. La presbytie est causée par un durcissement du cristallin de l’œil, qui survient avec le vieillissement.

Comme le cristallin devient moins flexible, il n’est plus capable de changer de forme pour faire la mise au point sur les images au premier plan, de sorte qu’elles apparaissent floues. C’est un défaut lié à l’âge et au vieillissement qu’il est difficile de prévenir. Toutefois, il est possible de suivre certaines lignes directrices, comme limiter l’utilisation d’appareils électroniques avec une faible luminosité. Un examen oculaire de base peut confirmer la presbytie.

 

Quels sont les symptômes de la fatigue oculaire ?

La presbytie se développe généralement de manière progressive à partir de 40 ans avec des symptômes tels que :

  • Une tendance à éloigner les supports de lecture des yeux pour mieux voir les lettres.
  • Vision floue à une distance de lecture normale.
  • Fatigue visuelle ou maux de tête après avoir lu ou effectué un travail.

Tous ces symptômes sont plus prononcés si nous sommes fatigués ou dans une pièce peu éclairée.

 

Le traitement de la presbytie

Bien qu’il n’y ait aucun moyen d’arrêter ou d’inverser le processus normal de vieillissement qui cause la presbytie, celle-ci peut être corrigée avec :

  • Lunettes de lecture : tant que c’est le seul problème de vision et qu’il n’y a pas de myopie, d’hypermétropie ou d’astigmatisme.

 

  • Bifocaux, trifocaux ou verres progressifs : les bifocaux sont utiles pour la vision de près et de loin. Une ligne, visible ou non, divise l’objectif. La partie inférieure réfracte la lumière pour la vision de près et la partie supérieure réfracte la lumière pour vous permettre de voir les objets éloignés. Les trifocaux ont trois zones différentes pour corriger la vision de près, moyenne et lointaine. Les verres progressifs corrigent la vision comme les bifocaux ou les trifocaux, mais la réfraction change progressivement du verre du haut au verre du bas.

 

  • Verres multifocaux : ils possèdent plusieurs anneaux de puissances différentes, ce qui permet d’utiliser simultanément la vision de près et de loin, mais le cerveau apprend à sélectionner automatiquement la mise au point correcte pour ce que vous voulez voir.

 

  • Verres de monovision : ils corrigent un œil pour la vision de loin et l’autre pour la vision de près. Ce type de verre nécessite un temps d’adaptation pour entraîner le cerveau à voir de près.

 

  • Chirurgie au laser : cette technique permet de remodeler la cornée pour obtenir une vision claire de loin dans un œil et une vision de près dans l’autre. Elle serait semblable au port de lentilles de contact en monovision.

 

  • Implants cornéens : ils sont implantés dans la cornée à l’avant de l’œil au cours d’une procédure chirurgicale peu invasive, rétablissant la vision de près.

 

Dans tous les cas, c’est l’ophtalmologue qui doit évaluer le meilleur traitement pour chaque cas. Comme nous l’avons vu, nous ne pouvons pas prévenir la presbytie. Mais vous pouvez protéger vos yeux et votre vision en vous soumettant à des contrôles de routine, en protégeant vos yeux du soleil, en adoptant une alimentation saine et en portant toujours des lunettes adaptées.

 

Sources :


Focus sur une seule tache à la fois

Focus sur une seule tache à la fois

La dispersion est un piège bien connu. Elle a pour inconvénient de nous faire perdre notre énergie et de nous rendre improductifs. D’où l’importance de se planifier des plages de travail pour se consacrer à des tâches de fond, ou bien de réaliser sa « to do list », action après action.


Qu’est-ce que le moringa et à quoi sert-il ?

Qu’est-ce que le moringa et à quoi sert-il ?

Le moringa est un arbre qui offre de précieuses ressources nutritionnelles et énergétiques. Il se distingue par ses vertus médicinales, qu’il s’agisse de lutter contre la fatigue, le cholestérol, les processus inflammatoires ou encore d’éviter les infections. Son utilisation connaît un succès grandissant. Voici ce qu’il faut savoir sur le moringa.

De quoi s’agit-il ?

Le moringa (moringa oleifera), également connu sous le nom de marango en Amérique latine, est un arbre de la famille des moringaceae, cultivé dans toutes les régions tropicales ou subtropicales du monde, de l’Asie du Sud-Est et des Philippines à l’Amérique centrale et du Sud, en passant par l’Afrique orientale et australe. On le qualifie de « super-aliment » du fait de sa croissance rapide et de sa teneur importante en protéines, vitamines et minéraux.

Très riche en nutriments, certaines études le considèrent comme un moyen de répondre aux besoins nutritionnels des populations de pays en développement, menacées de malnutrition. Il est également utilisé comme remède naturel, c’est pourquoi sa culture a augmenté dans de nombreux pays.

Cet aliment était jusqu’à présent peu connu et utilisé en Europe et aux Etats-Unis. Cependant, son utilisation se démocratise de plus en plus sur le vieux continent et en Amérique du Nord, surtout depuis que les nutritionnistes le recommandent. Il est désormais disponible chez certains herboristes.

A quoi sert-il ?

Le moringa est utilisé dans le cadre d’un mode de vie plus sain. Il contient de nombreuses vitamines et minéraux. En effet, ses feuilles contiennent 7 fois plus de vitamine C que les oranges et 15 fois plus de potassium que les bananes. Il fournit également du calcium, du fer, des antioxydants et des acides aminés.

Selon l’un des plus importants sites d’information médicale au monde, le moringa aurait des effets bénéfiques sur le corps humain. Bien qu’une grande partie des recherches effectuées sur le moringa se soient concentrées sur les animaux, certains chercheurs ont déjà découvert comment les extraits de moringa peuvent nous aider.

le moringa

 

Ses bienfaits

Parmi les principaux bienfaits que le moringa apporte au corps humain, nous pouvons citer les suivants :

  • Réduction de la glycémie : les premières études ont montré que les protéines similaires à l’insuline, présentes dans le moringa, pourraient contribuer à réduire la glycémie. Les substances chimiques végétales présentes dans les feuilles pourraient aider l’organisme à mieux transformer le sucre et affecter la façon dont l’organisme libère l’insuline.
  • Réduction du cholestérol: certaines études scientifiques ont montré que le moringa permet de contrôler le taux de cholestérol.
  • Prévention du cancer : lors de tests en laboratoire, des extraits de feuilles ont ralenti la croissance des cellules cancéreuses du pancréas et ont permis à la chimiothérapie de mieux fonctionner. D’autres études en laboratoire montrent que les feuilles, l’écorce et les racines du moringa ont des effets anticancéreux. Cela pourrait donner naissance à de nouveaux traitements.
  • Inflammation : le moringa réduit l’inflammation car il contient des isothiocyanates qui ont des propriétés anti-inflammatoires.
  • Réduction de la pression artérielle : la quercétine, également présente dans les aliments tels que les oignons, est également un antioxydant qui contribue à abaisser la pression artérielle.
  • Effet antioxydant : une seule cuillère à café de poudre de feuilles suffit à augmenter le taux d’antioxydants dans le sang, grâce à la teneur en quercétine et en acide chlorogénique. Les antioxydants aident à combattre l’oxydation générée par les radicaux libres qui endommagent les cellules et qui sont associés au processus de vieillissement.
  • Mémoire : certains experts pensent que les antioxydants et autres substances chimiques végétales bénéfiques pour la santé peuvent guérir le stress et l’inflammation du cerveau.

De nos jours, on pense que le moringa peut aider à combattre l’arthrite, l’hypertension, les dommages causés au foie par les médicaments, l’asthme, la colite ou la diarrhée.

Contre-indications

Bien qu’il soit généralement conseillé de manger des feuilles ou des cosses de graines provenant de jeunes graines, les extraits de feuilles fabriqués à partir de poudre et d’eau peuvent également être sans danger. Cependant, il peut être dangereux de manger l’écorce ou la pulpe, surtout pour les femmes enceintes. Les produits chimiques présents dans l’écorce peuvent provoquer une contraction de l’utérus et entraîner une fausse couche, il n’est donc pas recommandé.

Enfin, il est important de noter que le moringa n’est pas un médicament. Vous devez en être conscient et ne pas vous attendre à un quelconque effet miracle. Il est préférable de se renseigner auprès d’une herboristerie ou de consulter un médecin ou un nutritionniste.

 

Sources :