Covid-19 : Témoignage d’un médecin guéri

Cela va mieux ! Je suis quasiment guéri du Covid-19 ! Merci à tous les amis qui m’ont demandé des nouvelles. Merci à tous ceux qui m’ont appelé pour que je puisse les aider. Je suis heureux que mon article vous ait plu. Je vous propose donc d’en faire une chronique hebdomadaire durant le confinement !

 

Dr Philippe Presles

Paris, 2 avril 2020

 

Ce virus est donc très surprenant. Outre la combinaison très variable de signes que je vous ai décrits la semaine dernière (mal de tête, gorge irritée, fièvre, toux, rhinite, diarrhées, essoufflements), il peut aussi donner des douleurs musculaires ou myalgies. Pas d’inquiétude pour autant : ceux qui se sont mis au fitness chez eux ont aussi le droit d’avoir des crampes ! J’en profite pour dire une évidence : faire de l’activité physique quand on est confiné, c’est vraiment important. Imaginez-vous que vous êtes dans un vaisseau spatial comme Thomas Pesquet et que vous avez votre programme de conditionnement physique. Mon voisin du dessus par exemple s’est mis au saut à la corde. A 18h, cela fait « toum, toum, toum » dans le plafond et quand cela devient « boum, boum, boum », c’est qu’il fatigue et qu’il n’y en a plus pour longtemps. Tous les sports sont bons ! Mon voisin de gauche privilégie une activité plus nocturne, tout aussi rythmée, et je me dis qu’il n’y a pas que le virus qui se reproduit en ce moment : c’est une bonne nouvelle !

 

Des histoires insolites

Ce virus nous amène aussi son lot d’histoires insolites. Je pense à cette dame que j’ai envoyée aux urgences à Marseille pour un bilan de pneumopathie. Elle était effectivement bien atteinte et à risque, mais comme elle n’était pas trop essoufflée, les médecins lui ont proposé de retourner chez elle pour la suivre à distance. Las, il était 2 heures du matin quand ils l’ont libérée et aucune ambulance ne pouvait la ramener. Pas davantage de taxis… Elle a dû appeler son frère pour qu’il puisse la ramener chez elle en scooter ! Son état est stable et cela lui fera une histoire à raconter. Avez-vous remarqué que dans toutes nos aventures, nos voyages, nos excursions, nos mésaventures deviennent de bonnes histoires ? Collectionnons les pépites pour nous les échanger ensuite ! Je pense à une autre dame qui souffrait du Covid-19 depuis 10 jours et qui m’a appelé pour des troubles de l’équilibre et une difficulté à parler (ou dysarthrie). Elle était complètement déshydratée la pauvre, ce qui avait provoqué un surdosage toxique de l’un de ses médicaments, avec des signes neurologiques inquiétants. Elle va mieux, mais j’en profite pour vous rappeler de bien boire…

 

La Chloroquine à la Une

Beaucoup se posent des questions sur la Chloroquine. Moi aussi ! Pas évident, car tout le monde a raison, y compris le Pr Didier Raoult qui est à l’origine de ce questionnement. Je vais essayer de vous faire une courte synthèse. Tout d’abord il ne s’agit pas de Chloroquine, mais d’Hydroxychloroquine - HCQ (qui est mieux tolérée). Ensuite, les doses prescrites sont élevées, très au-dessus des doses usuelles en prophylaxie du paludisme. Dire que c’est un médicament sans danger, car donné à des millions de gens est donc faux. Aux doses antivirales, l’HCQ n’est pas anodine, notamment pour les personnes à risque cardiaque. Cela étant posé, l’HCQ est-elle efficace contre le Covid-19 ? En laboratoire, oui, incontestablement. En clinique, les deux premières études diffusées par le Pr Raoult ne sont pas concluantes. Si on observe une baisse de la charge virale, le nombre de cas graves et de décès reste trop élevé, surtout pour des effectifs aussi petits. Alors faut-il attendre les résultats des études en cours ? C’est là tout le débat. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que l’HCQ et l’Azithromycine, l’antibiotique qui lui est associé, ont tous les deux des propriétés antivirales - utiles au début de la maladie - et antiinflammatoires - utiles dans les cas plus graves. Deux stratégies sont donc possibles et le gouvernement a décidé de réserver le protocole HCQ-AZI aux formes avancées, sur décision des médecins. C’est une sage décision, car dans les formes débutantes, il y a tellement de gens qui guérissent sans rien, que démontrer une diminution des complications demandera des effectifs très importants (nos amis actuaires comprendront instantanément). En revanche, dans les formes avancées, une étude chinoise sur 62 patients, publiée ce 30 mars, a montré que l’HCQ accélère la rémission des symptômes (toux, fièvre) et l’amélioration des pneumopathies (à 80 % dans le groupe HCQ, contre 55% dans le groupe contrôle). Nous pouvons donc conclure que :

  • Le Pr Didier Raoult a eu raison de s’imposer comme lanceur d’alerte, car cela a accéléré la recherche médicale et la production industrielle de l’HCQ.
  • Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a pris les meilleures décisions possibles.

 

Olivier Véran est rassurant sur bien d’autres plans. Par exemple, il a très rapidement fait rouvrir les boutiques de vape pour que les vapoteurs ne retournent pas au tabac. Il est vrai qu’il s’est toujours affiché comme un partisan engagé de la réduction des risques, ce qui est une démarche pragmatique. J’aurais aimé vous écrire à ce propos, chers amis fumeurs, qu’il faut vous dépêcher d’arrêter le tabac pour ne pas prendre de risque avec le covid-19. Malheureusement pour vous, le tabagisme n’est pas ressorti comme un facteur de risque… Pas plus que la vaporette, bien que des fake news ont circulé sur le sujet. Si vous croisez d’autres infox, pourquoi ne pas les soumettre à AXA Prévention et son service ouvert à tous, intox-detox ? https://www.axaprevention.fr/sante-intox-detox

 

Et les pains aux raisins ?

Et les pains aux raisins me diront certains ? Ah, je peux vous dire qu’ils ont plu et que les pharmaciennes ont été ravies quand Jane est revenue avec des croissants et des pains au chocolat la semaine suivante ! Cela cuisine dur chez moi, et les tutos de grands chefs tournent en boucle. Vous voulez une recette facile inventée par Jane ? Vous faites des bananes flambées en entier, avec du rhum (facultatif), et quand elles sont bien dorées, vous émiettez dessus des crêpes dentelles ou « Gavottes » : vous obtenez de jolis tubes croustillants, particulièrement délicieux ! Mais, me direz-vous, comment faire pour ne pas grossir quand on est confiné ? That’s the question ! Le scientifique que je suis vous dira d’alléger votre ration quotidienne de 300 calories, soit par exemple, un croissant… C’est cornélien. Comment profiter du confinement pour se régaler (et ne pas déprimer), sans trop profiter ? Voici mes conseils sur cette question. Choisissez de porter des jupes, des robes ou des pantalons bien ajustés. Fuyez les survêtements qui sont trompeurs ! Ensuite, faites-vous plaisir en mangeant ce que vous aimez, mais déstructurez les repas. Vous n’êtes pas obligés de suivre le rituel entrée, plat, dessert. Vous pouvez manger un plat et un fruit, puis sortir de table pour attendre tranquillement que la faim revienne. Le truc s’est de ressentir la faim de nouveau. Et si elle est là à 16h, pourquoi pas un goûter ? Et si c’est un dessert qui vous tente à dîner, pourquoi ne pas prendre que des crudités et des fruits avant ? L’important, c’est de diversifier pour ne pas vous lasser, et donc de varier les envies. Manger doit rester un plaisir, sinon ce sera la double peine, avec risque de boulimie et de surpoids. Et si vous voulez gagner vos 300 calories autrement, vous pouvez faire une demi-heure de vélo d’appartement à un bon rythme !

 

Et si nous parlions des chauves-souris ?

Pour terminer cette semaine, j’aimerais rendre hommage au Pr Didier Sicard, qui s’insurge contre l’absence de recherche sur l’origine animale de ces virus si dangereux. Sida, Dengue, Ebola, SRAS de 2003, Covid-19 aujourd’hui : la prévention de l’émergence de ces maladies est essentielle pour l’humanité. Lisez ou écoutez son interview sur France Culture, c’est très instructif. Ancien président du comité national d’éthique, ce professeur de médecine interne est devenu l’un de nos plus grands sages :

https://www.franceculture.fr/sciences/didier-sicard-il-est-urgent-denqueter-sur-lorigine-animale-de-lepidemie-de-covid-19

 

J’aimerais aussi rendre hommage à la téléconsultation AXA qui explose les compteurs : le taux de décroché reste très bon, ce qui veut dire que tout le monde est accueilli et secouru. Mais j’ai un message à vous communiquer de leur part : si vous voulez les joindre, privilégiez le site bonjourdocteur, pour alléger la charge sur le 3633 (à garder néanmoins dans votre smartphone – Service réservé aux bénéficiaires santé AXA et partenaires).

 

Portez-vous bien et à la semaine prochaine !

 

Sources :

Étude chinoise publiée le 30 mars sur l’hydroxychloroquine :

https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.03.22.20040758v1


Venez méditer avec Petit BamBou !

Notre partenaire Petit Bambou lance une action de solidarité en ouvrant ses programmes de méditation habituellement réservés aux abonnés. Histoire de gagner en sérénité chez vous, limiter la surchauffe avec les enfants ou aider les plus grands qui préparent un examen durant cette période un peu inédite.

Voici les ressources habituellement réservées aux abonnés, qui sont mises à disposition en ce moment par Petit BamBou pour s'initier à la méditation de pleine conscience, avec des séances audio de méditation guidée.

 

Sourire à l’anxiété

Ce programme vous propose des exercices qui vous aideront à mener votre vie de façon plus indépendante et sereine. Ces séances vous donnent la possibilité de vous reconnecter à vous-même, de savourer la vie et de faire face à votre anxiété avec le sourire. Les méditations, de durée variable, contribueront à apporter plus de sérénité et de légèreté à votre quotidien et vous aideront à mieux gérer vos peurs, vos angoisses, voire même à les surmonter complètement.

 

Enfants 5 à 12 ans

Méditer en pleine conscience se développe rapidement dans le milieu scolaire ou éducatif pour apprendre aux enfants à se connaitre et aller vers plus de calme et de sérénité. Pour ce programme, dédié aux enfants de 5 à 12 ans et préfacé par Jeanne Siaud-Facchin, le vocabulaire est adapté avec des images simples, sans dénaturer les bases de la pratique de la méditation. Nous conseillons aux parents de faire les premières séances avec leur(s) enfant(s), le temps d'apprivoiser cette nouvelle discipline.

 

Ado 12 à 18 ans

Dans la continuité de nos séances pour les enfants de 5 à 12 ans, Petit BamBou propose des séances pour les 12-18 ans. En aventuriers de la méditation, Candice Marro propose de partir pour un voyage plein de découvertes, de trésors cachés, et de ressources pour se sentir bien dans ses baskets. Toujours fidèles aux principes de base de la méditation, ces séances sont à écouter seul(e) ou avec un adulte.

 

Etudiants

Particulièrement intéressante pour les étudiants, la méditation améliore la concentration et le focus. Cette pratique permet aussi de dépasser (en les identifiant, puis les accueillant) certains états mentaux difficiles et de vivre avec le stress du quotidien d’une vie d’adolescent ou de jeune adulte (les relations, les examens, les problèmes de sommeil, les problèmes familiaux...). Ce nouveau programme sur l'anxiété en période de révisions, d'examens, de partiels, ou de concours est une série d’invitations à prendre une pause pour méditer.

 

Pour retrouver toutes les séances audio de méditation guidée cliquer ici : https://www.petitbambou.com/fr/mediter

Retrouvez Petit Bambou sur Facebook (puis en rediffusion sur Youtube) : Petit Bambou propose un rendez-vous quotidien en live, à 9h, avec un instructeur de méditation pour une pratique collective suivie d'échanges.

 

Portez-vous bien, et faîtes bien attention à vous !

L’équipe My easy santé


Le Guide des parents confinés : 50 astuces de Pros

Après plusieurs semaines de confinement, les nerfs de tous les parents sont mis à rude épreuve : outre le risque d’attraper la maladie, la cohabitation, le manque d’exercice physique, la privation de lien social élargi, créent une situation inédite et parfois difficile à vivre, pour les parents comme pour les enfants.

C’est le moment d’être indulgent avec nous-mêmes et d’éviter la tentation du parent parfait !

Maintenant que vous connaissez parfaitement les gestes barrières, connaissez-vous le guide de survie des parents confinés ?

 

Voici plusieurs situations pour lesquelles ce guide, édité par le Gouvernement, saura vous donner de précieux conseils :

  • Comment télétravailler avec les enfants en restant zen ?
  • Comment garder le lien avec son équipe ?
  • Comment s’organiser quand on est à la tête d’une famille nombreuse ?
  • Comment s’occuper des plus petits ?
  • Comment faire du sport à la maison ?
  • Qu’est-ce qu’on mange ce midi ?
  • Comment limiter les écrans ?
  • Comment gérer la situation avec un mari violent ?
  • etc.

 

Ce guide a été réalisé pour soutenir et accompagner les parents confinés dans leur conciliation vie professionnelle / vie familiale grâce aux conseils bénévoles des professionnels, experts et de parents : sage-femme, coach sportive, directrice d’école, directrice de centre d’hébergement de femmes victimes de violences, blogueurs sur la paternité, influenceurs, philosophe, orthophoniste, journalistes de presse spécialisée, psychologue, artistes, parents, ministres…

 

Pour consulter le Guide :  https://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/wp-content/uploads/2020/03/Guide-des-parents-confines-50-astuces-de-pro.pdf

 

L’équipe My Easy Santé

Source : le site du Secrétariat d’Etat, chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations


Tenir chaque jour son journal de gratitude

Noter chaque jour notre gratitude pour ce que nous avons vécu de bon est l’action la plus puissante en matière psychologie positive. Pourquoi ? Parce que cela nous fait considérer davantage le bon, que le moins bon, alors que nous avons une tendance naturelle à faire l’inverse.


Exercices pour étirer et renforcer les fléchisseurs de la hanche

Les fléchisseurs de la hanche sont un groupe de muscles situés près du haut des cuisses. Ils sont essentiels pour déplacer le bas du corps. Ils nous permettent de marcher et de tourner nos hanches. Mais s’ils sont trop tendus, ils peuvent "se rompre". En les échauffant et en les renforçant, on évite qu’ils soient trop tendus, douloureux et accentuent la courbe lombaire.

 

Quels sont les muscles fléchisseurs de la hanche ?

Nos hanches sont une zone importante pour marcher mais aussi pour le type d’exercice effectué par les sportifs comme les coureurs ou les cyclistes. Un geste simple comme celui de lever le genou vers le corps nécessite le travail de nombreux muscles, appelés fléchisseurs de la hanche. Il s’agit de divers muscles qui relient les jambes et le tronc dans un mouvement de flexion.

 

Lorsqu’un muscle fléchisseur se contracte, il relie deux os ensemble. Dans le cas des fléchisseurs de la hanche, ils relient les os de la jambe et de la hanche ou de la colonne vertébrale à l’articulation de la hanche. Si la hanche est déjà fléchie, par exemple lorsque nous sommes assis, ces muscles ne travaillent pas.

 

Voici les muscles qui forment les fléchisseurs de la hanche :

  • Iliaque : il s’agit d’un muscle plat et triangulaire situé dans le bassin. Il est attaché du bassin à l’os fémoral. Son action principale consiste à fléchir et à faire tourner la cuisse.
  • Grand psoas : ce muscle relie la colonne vertébrale à la jambe. C’est le seul muscle qui fait cela. Il s’étend du bas du dos à l’avant de la hanche, en passant par le bassin, où il rejoint la partie supérieure du fémur.
  • Droit fémoral: ce long muscle joue un rôle important dans la flexion de la hanche et l’extension de la jambe. C’est l’un des quatre muscles quadriceps, qui relient le bassin au tendon rotulien du genou. Les squats et les fentes exercent ce muscle.

 

Lorsque ces muscles sont constamment tendus en raison de l’ergonomie et de mauvaises habitudes posturales, ils peuvent se tendre et se raccourcir. Cela peut entraîner une traction des vertèbres lombaires vers l’avant, ce qui fait basculer le bassin vers l’avant. Ceci est courant chez les personnes qui restent longtemps en position assise.

 

Les blessures les plus courantes des fléchisseurs de la hanche

Les symptômes associés à la tension des fléchisseurs de la hanche peuvent varier de légers à graves et certains peuvent affecter la mobilité. Si nous ne nous reposons pas et ne nous faisons pas soigner, leur état peut s’aggraver. La surtension des fléchisseurs de la hanche se produit lorsque nous utilisons trop les muscles et les tendons impliqués.

 

Il en résulte des muscles et des tendons gonflés et douloureux. Cela se produit surtout chez les cyclistes, les footballeurs, les pratiquants d’arts martiaux ou les athlètes qui sautent. Une distension des fléchisseurs représente une déchirure des muscles qui peut être due à :

  • Degré I : une petite déchirure dans laquelle quelques fibres sont endommagées.
  • Degré II : les fibres musculaires sont très endommagées, ce qui entraîne une perte modérée de la fonction des fléchisseurs de la hanche.
  • Degré III : le muscle est complètement cassé ou déchiré et cause généralement des difficultés à marcher.

 

Un mode de vie sédentaire peut également entraîner une faiblesse et une tension des fléchisseurs des hanches, car ils sont toujours en position raccourcie. Les fléchisseurs de la hanche peuvent conduire à :

  • Une amplitude de mouvement limitée.
  • Mauvaise posture.
  • Douleurs au dos et aux hanches.
  • Blessures.

 

Exercices de renforcement et d’étirement

Les exercices d’étirement doux peuvent aider à réduire la tension sur ces muscles, ainsi que la probabilité de blessures futures.

  • Étirement du papillon : asseyez-vous sur le sol, le dos droit, la plante des pieds rapprochée et les genoux pliés vers les côtés. Tout en tirant vos talons vers vous, relâchez vos genoux et rapprochez-les du sol. Prenez une grande respiration et retenez-la pendant quelques secondes.

 

  • Genou à la poitrine : allongez-vous sur le dos sur le sol avec les jambes tendues. Pliez un genou et saisissez le tibia avec vos mains. Rapprochez doucement le genou de votre poitrine aussi près que possible. Maintenez cet étirement pendant environ 30 secondes, puis détendez. Répétez l’opération avec l’autre jambe, puis réunissez les deux.

 

  • Le pont : allongez-vous sur le dos sur le sol, les bras le long du corps, les pieds sur le sol et les genoux fléchis. Soulevez vos hanches du sol vers le plafond tout en serrant vos fesses. Maintenez la position pendant quelques secondes avant de revenir à la position initiale et répétez plusieurs fois.

 

  • Étirements sur une chaise : asseyez-vous sur une chaise et étirez votre jambe de manière qu’elle soit parallèle au sol (l’autre jambe est sur le sol). Levez la jambe tendue jusqu’au niveau de la taille. Ensuite, baissez à nouveau la jambe et revenez à la position de départ. Faites cet exercice une quinzaine de fois et répétez avec l’autre jambe.

 

  • Debout : en position debout, levez un genou contre votre poitrine, aussi haut que possible. Baissez lentement la jambe et revenez à la position de départ. Répétez cet exercice environ cinq fois et essayez-le avec l’autre genou.

 

  • Séparation des hanches : allongez-vous sur le côté, la jambe du dessus légèrement pliée ainsi que la jambe du dessous. Tendez votre jambe du dessus et soulevez-la un peu. Gardez votre genou droit. Abaissez-la lentement et détendez-la pendant quelques secondes. Répétez l’exercice avec l’autre jambe.

 

N’oubliez pas que, pour garder vos muscles en bonne santé, il est important de rester actif et d’éviter de rester assis trop longtemps. Ce n’est qu’alors que vous vous sentirez mieux.

 

Sources :


Sel iodé ou non iodé. Quel est le meilleur ? Bienfaits et contre-indications

Le sel iodé et le sel non iodé sont deux des principaux choix qui s’offrent à nous lorsqu’il s’agit du condiment le plus populaire au monde. Les deux sont essentiels pour améliorer le goût des aliments mais également en termes de nutrition. Sont-ils très différents ?

 

Qu’est-ce que le sel iodé ?

Le sel iodé, comme son nom l’indique, contient de l’iode, un minéral essentiel pour la santé car il exerce des fonctions importantes dans le bon développement et la croissance du corps. L’iode est également essentiel pour la santé de la thyroïde, là où sont produites les plus grandes réserves d’iode dans l’organisme et qui a besoin de ce minéral pour la synthèse des hormones qu’elle sécrète.

 

C’est pourquoi une carence en iode peut entraîner une hypertrophie de la glande thyroïde (goitre), un ralentissement du métabolisme, une prise de poids et certains symptômes d’hypothyroïdie tels que la fatigue.

 

L’iode, en plus d’être présent dans le sel iodé, est aussi naturellement présent dans les aliments tels que les fruits de mer et les poissons d’eau salée, les algues marines et les légumes cultivés dans des sols riches en iode. Les produits laitiers peuvent également en fournir si les animaux paissent sur des sols contenant de l’iode.

 

Cependant, il est possible que certaines personnes ne consomment pas suffisamment d’iode.

 

Pourquoi ajoute-t-on du sodium au sel ?

Le sel iodé a été commercialisé pour la première fois dans les années 1920 aux États-Unis afin de réduire l’incidence du goitre à cette époque. En 1993, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté une politique d’iodation universelle du sel, c’est-à-dire l’ajout d’iode au sel pour éliminer le problème de la carence en iode.

 

Le sel utilisé dans la production commerciale n’est pas iodé. La majeure partie provient des mines de sel souterraines et de la récolte par évaporation de l’eau de mer. Dans une revue de plusieurs études sur le sel iodé publiée dans Cochrane, les experts déterminent que le sel iodé est le moyen le plus approprié de supplémentation en iode pour plusieurs raisons :

  • Le sel est un ingrédient consommé par presque tout le monde en quantités à peu près égales tout au long de l’année.
  • Le sel est produit seulement par quelques sites de fabrication, ce qui facilite le contrôle de la qualité.
  • L’iode n’affecte ni le goût ni l’odeur du sel.
  • L’iodation est un procédé peu coûteux.

 

Le sel est généralement iodé à l’aide d’iodate de potassium, la forme la plus stable et la moins soluble, ou d’iodure de potassium. Le niveau d’iodation du sel dépend de la consommation individuelle de sel, du degré de carence en iode et de la perte d’iode du producteur au consommateur. Actuellement, on recommande des niveaux d’iodation de 20 à 40 milligrammes d’iode par kilogramme de sel.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) suggère de consommer moins de 5 grammes de sel par jour (équivalent à 2 grammes de sodium), tandis que l’Association américaine du cœur recommande un apport inférieur, soit 3,75 grammes par jour (équivalent à 1,5 gramme de sodium). Elle a constaté que plus de 70 % du sodium consommé par les Américains provient d’aliments emballés et préparés, et non de la salière.

 

Contre-indications du sel iodé

Un apport élevé en iode peut augmenter le risque de dysfonctionnement de la thyroïde chez certains groupes de personnes, comme les nourrissons et les personnes âgées. Un excès d’iode peut résulter de l’utilisation de sources alimentaires, de vitamines et de médicaments contenant de l’iode, ainsi que de la prise de suppléments d’iode.

 

De nombreuses études ont montré que le sel iodé est sûr, avec un risque minimal d’effets secondaires pour la population générale, même à des doses presque sept fois supérieures à la valeur quotidienne recommandée. La limite supérieure de sécurité de l’iode est estimée à près de quatre cuillères à café (environ 23 grammes) de sel iodé par jour.

 

Sel non iodé

Le sel non iodé, également appelé sel de table, est du chlorure de sodium, auquel rien n’a été ajouté. Chimiquement, le sel non iodé est un sel traité qui contient environ 97 à 99 % de chlorure de sodium. Ce sel provient directement de la mer ou de gisements de sel souterrains. Selon le fabricant, certains sels non iodés peuvent être traités pour créer une texture plus fine.

 

Le sel iodé et le sel non iodé ont tous deux le même aspect et le même goût. Cependant, le sel iodé contient des additifs que l’autre sel ne contient pas car, sinon, l’iodure de potassium pourrait s’évaporer ou s’agglutiner.

 

Quant à savoir quel type de sel est le plus recommandé, la réponse est que les deux sels constituent un bon choix. La chose la plus importante à retenir est que votre consommation de sel ne doit pas dépasser les cinq grammes par jour recommandés par l’OMS. Une alimentation riche en sel peut augmenter le risque d’hypertension, d’accident vasculaire cérébral et d’autres problèmes cardiaques.

 

N’oubliez pas que si vous avez une alimentation équilibrée et variée, vous aurez certainement assez d’iode et n’aurez pas besoin d’utiliser du sel iodé pour compenser.

 

Sources :


Covid-19 : Témoignage d’un médecin malade

En tant que médecin, j’avoue que je suis content d’avoir attrapé ce coronavirus, car, sans cela, je n’aurais pas bien compris les patients qui m’appellent chaque jour. Ce n’est vraiment pas un virus comme les autres. Sans compter qu’il chamboule toute notre vie !

 

Dr Philippe Presles

Paris, le 25 mars 2020

 

Tout est inédit pour moi avec ce virus, comme de me retrouver à la maison, bouclé avec ma femme et mes chats, mes livres et mes téléconsultations, mes réunions Skype et les blagues des copains sur WhatsApp ! Sans compter que j’appelle tous les jours ma maman (comme toujours) pour savoir comment elle va. Je ne peux pas m’empêcher de prier un peu… Bref, je suis comme vous, comme tout le monde, et je vous propose ce témoignage pour partager ce que je pense avoir appris de cette situation si particulière.

 

Cela a commencé par un mal de tête violent, en casque, comme lorsqu’on a trop bu d’alcool. On ne comprend pas tout de suite. Ma femme m’avait pourtant dit qu’elle avait mal à la tête depuis deux jours. C’est peut-être mes règles me disait-elle. Je ne savais pas que les règles pouvaient être contagieuses… Puis, dès le lendemain, la gorge sèche, irritée, les courbatures modérées et c’est tout. Pas de fièvre, pas de toux. Je n’avais jamais vécu une maladie comme celle-là. Plus de doute : nous étions bien infectés par le coronavirus.

 

Les SMS autour de moi ont commencé à arriver. Mon fils aîné toussait et avait mal à la gorge. Sa femme aussi. Et d’heure en heure, de téléconsultations en téléconsultations, j’ai vu le tableau se dessiner. Absolument incroyable : je n’avais jamais vu une maladie aussi multiforme. Le mal de tête est l’un des signes les plus fréquents, avec une gorge irritée, sèche. Mais chez certains, c’est la fièvre qui domine, au-dessus de 39°. Chez d’autres, c’est la toux et la rhinite. Certains ont une forme digestive, avec coliques et diarrhées. D’autres enfin sont essoufflés, ce qui inquiète bien sûr. Dans ce cas-là, je les rappelle le lendemain, pour m’assurer que tout va bien. Cela est stable ou cela va mieux dans la plupart des cas. Mais j’en ai confié deux au SAMU, car ils m’inquiétaient.

 

Les réactions des gens sont très variables, de la décontraction totale à la crise d’angoisse avec pleurs. Je rassure tout le monde, prescris de l’azithromycine au moindre doute, du paracétamol bien sûr, et surtout je prodigue ce conseil de boire beaucoup. Ce virus dessèche : mal de tête, gorge irritée, toux sèche, yeux secs. Boire davantage fait vraiment du bien, et j’ai pu m’en rendre compte avec mes céphalées. Sur ce plan, c’est comme une bonne cuite : il faut boire beaucoup d’eau.

 

Un copain qui ne veut pas partir

 

À propos de cuite, ce virus ressemble à un copain qui ne veut pas partir, bavarde, lance de nouveaux sujets, s’assoupit et se réveille : il s’accroche ! Après 4 jours, nous nous sentions mieux avec ma femme et nous étions tout contents. Il nous a laissés tranquilles 2 jours. Puis il est revenu pour recommencer avec les mêmes signes, la fatigue en plus. Cela a duré plus de 10 jours, car il est même revenu une troisième fois et il est encore en train de me « trifouiller » à l’heure où j’écris ces lignes. Une sale bestiole.

 

Suivre les informations est devenu impressionnant. Les cas graves, les communications, les témoignages. Certains experts se veulent très rassurants : au total, il n’y aura pas plus de morts que dans une bonne grippe… Vraiment ? Ce qui a changé avec ce virus, ce n’est pas tant le nombre de décès, que la mort qui est partout, alors que dans notre société nous avions quasiment oublié qu’elle existait, ou en tout cas, « ailleurs ».

 

Mais c’est vrai que dans la très grande majorité des cas, cela se passe bien, heureusement. J’ai pu travailler tous les jours sans problème, comme la plupart d’entre nous. Nous pratiquions le télétravail par commodité. Maintenant nous y sommes forcés. Nous sommes devenus hyper connectés. Mes SMS sont devenus ma salle d’attente. « Je n’ose pas vous déranger, mais je crois que j’ai des symptômes. » ou encore « Ce qui m’inquiète, c’est mon père, car il est cardiaque ». Je ne pratique plus qu’en téléconsultation et j’envoie des web-ordonnances.

 

Reste à la maison y’a le printemps qui chante… 

 

WhatsApp est devenu la foire aux meilleures blagues. Franchement elles sont drôles et je les fais suivre à mes amis. J’ai adoré Claude François avec : « Reste à la maison y’a le printemps qui chante… » et Macron, devenu vieux, qui nous annonce que le confinement est fini ! Bon, j’arrête, car il y en a beaucoup et cela fera partie des bons souvenirs.

 

Et oui, il y aura de bons souvenirs. Moi par exemple, j’ai découvert que j’adore être confiné avec ma femme. Quand je suis en télétravail, elle m’apporte du thé, habillée comme pour sortir dîner. Elle s’est remise à la cuisine chinoise, et elle fait des pains aux raisins pour les pharmaciens d’à côté. C’est agréable de papoter, de rire ensemble des blagues et des « fake news ». Et puis elle, elle fait du sport tous les matins, même avec son coronavirus. Moi j’attends d’être un confiné convalescent ! Il y aura eu aussi tous ces échanges avec les amis, les gens qui appellent, les voisins que l’on croise et que l’on salue en demandant des nouvelles. C’est quand même bien agréable d’être entouré de gens si gentils et bienveillants.

 

Garder le rythme

 

Bien sûr, il est important de garder le rythme, de se lever et de s’habiller à peu près à la même heure, de tenir ses rendez-vous, de rendre service et de se trouver des passe-temps intéressants. Comment faire autrement pour tenir 2 mois en confinement ? Deux mois ! Oui, 2 semaines + 4 semaines + un dessert, cela fera 2 mois. J’espère me tromper, mais je préfère me préparer à une course de fond. La vie doit continuer, non ? Mais comment faire pour ne pas tourner en rond ? Je pense à tous mes amis qui vivent seuls et ne peuvent plus sortir. Cela doit les perturber.

 

J’aimerais terminer ce témoignage par des louanges. À mes amis infirmiers ou médecins qui travaillent à la téléconsultation AXA. « Philippe, tu n’imagines pas ce que nous vivons… » Si j’imagine très bien et je tire mon chapeau. Je loue aussi l’équipe de la pharmacie de la place d’à côté, toujours tout sourire. Et bien sûr, les gens de Casino qui ouvrent le magasin à 8 heures et m’aident à trouver de la levure (pour les pains aux raisins). Franchement, n’oublions pas que nous sommes entourés de gens formidables !

 

Au fait, connaissez-vous la téléconsultation AXA ? C’est le moment ou jamais d’intégrer les infos dans votre smartphone et pourquoi pas créer votre compte sur « bonjourdocteur.com ».

 

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Que faire pour rester en bonne santé pendant la quarantaine du covid-19 ?

La quarantaine affecte la santé physique et émotionnelle des personnes. Le début de l’épidémie de Covid-19 à Wuhan en Chine avait obligé de grandes masses de personnes en bonne santé ou sans symptômes à être confinées chez elles. C’était l’une des premières expériences de ce genre, et cela a été très instructif. Afin de tolérer au mieux cette situation et même d’en sortir plus forts encore, il est préférable de suivre des habitudes de vie adaptées à la situation très particulière que nous vivons.

 

 

Dr Pedro L. González, spécialiste en médecine préventive et en santé publique

 

Les humains n’aiment pas sortir de la routine à laquelle ils sont habitués, encore moins si c’est de façon imposée comme c’est le cas pour la quarantaine du COVID-19. En général, les changements que la plupart d’entre nous connaissent sont :

 

  • Avoir peur et s’inquiéter pour notre santé et celle de nos proches.
  • Changements dans nos habitudes de sommeil et d’alimentation.
  • Avoir des difficultés à dormir ou à se concentrer.
  • Souffrir de problèmes de santé chroniques qui s’aggravent.
  • Sentiment de frustration et d’ennui
  • Avoir tendance à augmenter sa consommation d’alcool, de tabac et d’autres médicaments.

 

La plupart des études portent sur des personnes ou des contacts infectés, isolés dans de petits groupes de population. La plupart d’entre elles soulignent que les quarantaines ont des effets psychologiques négatifs. Elles provoquent notamment des troubles émotionnels, de la dépression, du stress, de l’irritabilité, de la mauvaise humeur, de l’insomnie et des symptômes de stress post-traumatique.

 

Dans les études examinées, les pertes financières résultant de la quarantaine ont créé une grave angoisse socio-économique et se sont avérées être un facteur de risque pour les symptômes de troubles psychologiques, la colère et l’anxiété plusieurs mois plus tard. Il en a été de même pour la stigmatisation de la transmission de l’infection.

 

 

Les mesures pour lutter contre le stress émotionnel

 

La durée de la quarantaine ou le degré de confinement dépendent de ce que les autorités sanitaires jugent nécessaire, mais nous sommes les seuls à contrôler la façon dont nous vivons ces contraintes. Nous ne savons pas ce que la vie nous réserve, mais nous pouvons la vivre de manière négative ou positive.

 

Aborder la quarantaine d’un point de vue altruiste et de conscience sociale est plus bénéfique que par obligation et obéissance. Pour ce faire, l’idéal est de suivre une série de lignes directrices qui nous aident à surmonter l’isolement de la meilleure façon possible :

 

  • Communiquez avec vos amis et votre famille par le biais d’appels vidéo ou simplement par téléphone. Cela sert à atténuer la sensation d’isolement et à ne pas confondre ce que nous pensons avec la réalité de ce qui se passe.

 

  • Organisez vos activités, qu’il s’agisse de travailler à la maison, d’étudier, de faire de l’exercice ou de cuisiner ces plats que nous pensions faire depuis longtemps.

 

  • Commencez des projets créatifs pour lesquels vous ne trouviez jamais le temps.

 

  • Rédigez un journal de quarantaine, décrivant ce qui se passe et ce que vous ressentez.

 

  • Faites des pauses dans la vie de famille et, dans la mesure du possible, sortez sur la terrasse, dans le jardin ou passez un peu de temps seul dans votre chambre.

 

  • Faites des voyages virtuels ou des visites de musées pour vous détendre l’esprit et oublier quelques minutes la situation qui nous retient tous chez nous.

 

Les premières données d’audience des télévisions ont révélé que, pendant les premiers jours de quarantaine, les Espagnols sont passés de 3,5 heures de visionnage par jour à 7 heures. Le fait de rester accroché à la télévision tous les jours peut entraîner une baisse des défenses, une augmentation du cholestérol et de l’obésité, un sentiment de dépression, de solitude ou une vue fatiguée, entre autres pathologies.

 

Il ne faut pas oublier que la distanciation sociale affecte également les réseaux sociaux, surtout si vous suivez des comptes peu fiables. Une information excessive sur la pandémie peut également accroître l’anxiété et l’incertitude. Pour éviter l’infoxication due au coronavirus, l’idéal est d’établir des horaires pour regarder les informations sur n’importe quel média, y compris les réseaux sociaux.

 

Les mesures visant à maintenir l’équilibre entre le corps et l’esprit

 

Ces journées peuvent représenter une excellente occasion pour apprendre ou pratiquer les exercices dont nous savons qu’ils augmentent notre bien-être :

 

  • Respirez profondément, étirez-vous ou méditez.

 

  • Mangez sainement, mais ne soyez pas obsédé par la nourriture.

 

  • Planifiez vos repas pour la journée, cela vous aidera à « oublier de manger » ou à trop manger, en grignotant toute la journée. Préparer de nouvelles recettes saines vous aidera à vous distraire pendant quelques heures, à écouter de la musique ou à partager de bons moments en famille.

 

  • La clé est de manger suffisamment. La peur de la sédentarité nous pousse à essayer de manger moins, mais nous devons écouter notre corps et le nourrir quand il le demande. Un apport énergétique adéquat est essentiel pour maintenir le fonctionnement de base du corps et du système immunitaire dans des conditions optimales.

 

  • Faire du sport permet de mieux supporter le confinement, car cela aide à passer le temps, à se mettre en forme, à maintenir la production d’endorphines, à réduire l’anxiété ou le niveau de stress et, surtout, à avoir des défenses élevées.

 

 

Les soins spéciaux pour les enfants

 

Les enfants, en particulier ceux de moins de 7 ans, sont des éponges observatrices des comportements des adultes. Ce qu’ils font, c’est chercher des indices pour gérer leurs propres émotions dans les moments difficiles, comme le fait d’être à la maison et de ne pas pouvoir aller au parc. En période de crise et de stress, ils recherchent le plus souvent la proximité et l’affection de leurs parents ou des adultes qui s’occupent d’eux.

 

En général, pour tous les âges, il est conseillé de mener les actions suivantes :

 

  • Parler de la pandémie et du COVID-19 en adaptant le langage et ce qui se passe à l’âge.

 

  • Les aider à exprimer leurs sentiments de peur ou de tristesse : écouter les enfants et leur parler de manière calme et rassurante. Leur apprendre à combattre l’anxiété ou la peur.

 

  • Maintenir autant que possible les routines familiales ou en créer de nouvelles adaptées à la situation : école à la maison, exercices, tâches ménagères spécifiques adaptées à l’âge comme le balayage ou l’époussetage, etc.

 

N’oubliez pas que quelques semaines sans notre routine quotidienne n’auront pas d’impact significatif sur notre santé. Pour la plupart d’entre nous, nous ne sommes pas des athlètes de haut niveau qui avons besoin d’ajustements précis de notre métabolisme.

 

Il est très important de garder une vue d’ensemble de la situation et de la considérer comme une occasion de se reposer, de prendre soin de soi et de se remettre du stress quotidien.

 

A savoir : une consultation de psychologie est également disponible au 3633 ou via bonjourdocteur.com

 

Sources :

WHO Int : Mental Health and Psychosocial Considerations During COVID-19 Outbreak https://www.who.int/docs/default-source/coronaviruse/mental-health-considerations.pdf

 

CDC: Helping Children Cope with Emergencies https://www.cdc.gov/childrenindisasters/helping-children-cope.html

 

UN: Social Stigma for Coronavirus https://www.epi-win.com/sites/epiwin/files/content/attachments/2020-02-24/COVID19%20Stigma%20Guide%2024022020_1.pdf

 

Parler avec les enfants https://www.telerama.fr/enfants/coronavirus-comment-parler-du-confinement-a-son-enfant,n6617859.php

 

Santé Mentale https://www.santemagazine.fr/actualites/actualites-sante/coronavirus-les-recommandations-de-loms-pour-proteger-sa-sante-mentale-432810


Fausses rumeurs et mensonges sur le coronavirus

Ne tombez pas dans la désinformation. Les médecins spécialistes démentent les principales fausses rumeurs sur le coronavirus qui circulent de nos jours.

 

La crise du coronavirus a provoqué la diffusion de nombreuses fausses rumeurs et contenus sur Internet. Des informations qui génèrent de la confusion au sein de la population et qui ont amené l’OMS à consacrer une section spécifique pour les démentir. Nous vous les résumons ici afin que vous ne tombiez pas dans la désinformation.

 

Nous vivons entourés d’informations constamment mises à jour (bien que pas toujours vraies). Toute situation qui se produit génère immédiatement des millions d’impacts informatifs provenant de multiples sources : qu’il s’agisse des médias plus traditionnels (radio, télévision, journaux et magazines) ou des médias numériques, sur le média phare de la génération d’information comme l’est Internet.

 

La crise du coronavirus n’a pas échappé à cette invasion informative. Et, chaque jour, des milliers de contenus sur le COVID-19 sont générés dans le monde entier et notre cerveau n’a pas la capacité de les traiter ni de les analyser. Nous tombons donc dans ce que l’on appelle l’« infoxication », un néologisme inventé en 1999 qui fait allusion à la surcharge informative.

 

Les faux contenus sur le nouveau coronavirus

 

Au moment même où le COVID-19 apparaissait et mettait le monde en alerte, un autre type de « virus » se répandait, très contagieux et difficile à arrêter : les faux contenus ou rumeurs sur la maladie sur les réseaux sociaux et sur Internet.

 

C’est pourquoi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a consacré un espace sur son site web pour démentir certaines des rumeurs qui circulent sur le réseau et, donc, parmi la population. Les voici :

 

  1. Les fausses rumeurs sur la transmission du nouveau coronavirus :

 

Il ne peut pas se transmettre dans les régions aux climats chauds et humides. FAUX. Les analyses scientifiques indiquent que le virus peut se transmettre dans n’importe quelle région, même celles qui ont un climat chaud et humide.

 

Il peut se transmettre par les piqûres de moustiques. FAUX. Il n’y a pas d’études qui le prouvent. Le nouveau coronavirus est un virus respiratoire qui se propage principalement par contact avec une personne infectée par le biais de gouttelettes respiratoires qui sont générées lorsque cette personne tousse ou éternue ou les sécrète par la salive ou le nez.

 

Il peut se transmettre par les chaussures. FAUX. Le virologiste de l’Université de Milan (Italie) Fabrizio Pregliasco affirme qu’« il est vrai que le virus peut survivre pendant quelques jours, mais avec une charge virale insignifiante ». Et il précise : « La saleté peut d’une certaine manière faciliter la survie du micro-organisme, mais la proportion qui peut se trouver dans les chaussures est vraiment insignifiante ».

 

Le masque protège de la contagion. FAUX. Les autorités sanitaires ont souligné que les masques ne servent qu’à éviter d’infecter les autres. En tout état de cause, les masques qui évitent de contracter le virus sont ceux de type FFPP2 quand ils sont régulièrement renouvelés.

 

  1. Les fausses rumeurs sur le type de population touché par le nouveau coronavirus :

 

Il n’infecte que les personnes âgées. FAUX. Le nouveau coronavirus (2019-nCoV) peut infecter des personnes de tous âges, bien qu’il ait été observé que les personnes âgées et celles souffrant de certaines maladies (comme le diabète ou les maladies cardiaques) sont plus susceptibles de tomber gravement malades lorsqu’elles contractent l’infection.

 

  1. Les fausses rumeurs sur la façon de prévenir le nouveau coronavirus :

 

Les vaccins contre la pneumonie protègent contre le nouveau coronavirus. FAUX. Non, les vaccins contre la pneumonie, tels que les vaccins pneumococciques et celui contre l’Haemophilus influenzae de type B (Hib), ne protègent pas contre le nouveau coronavirus. Le CoV 2019 est tellement nouveau et différent qu’il faut développer un vaccin spécifique.

 

Se baigner dans de l’eau chaude prévient l’infection. FAUX. Là encore, la température du corps est maintenue entre 36,5° et 37°, quelle que soit la température de la douche ou du bain. Il n’y a aucune raison de croire que l’eau chaude puisse tuer le nouveau coronavirus.

 

La consommation de boissons chaudes comme le thé ou les infusions empêche le virus de pénétrer dans l’organisme. FAUX. Au contraire, les températures élevées peuvent favoriser sa pénétration à travers la muqueuse de l’œsophage et de l’estomac.

 

Il faut se rincer le nez régulièrement avec une solution saline pour prévenir l’infection par le nouveau coronavirus. FAUX. Rien ne prouve que cette pratique protège contre l’infection par le nouveau coronavirus ou d’autres infections respiratoires.

 

Manger de l’ail peut aider à prévenir l’infection. FAUX. L’ail est un aliment sain qui peut avoir certaines propriétés antimicrobiennes, mais rien ne prouve que sa consommation protège contre le nouveau virus.

 

Les antibiotiques sont efficaces pour prévenir et traiter l’infection par le nouveau coronavirus. FAUX. Les antibiotiques sont efficaces contre les bactéries, mais pas contre les virus. Comme le nouveau coronavirus (2019-nCoV) est un virus, les antibiotiques ne doivent pas être utilisés pour prévenir ou traiter l’infection. Toutefois, si vous êtes infecté et hospitalisé, on peut vous donner des antibiotiques pour éviter de contracter des infections bactériennes.

 

  1. Les fausses rumeurs sur la façon de tuer le nouveau coronavirus

 

Le froid et la neige peuvent le tuer. FAUX. Le corps humain se maintient à une température comprise entre 36,5º et 37º, quelles que soient la température extérieure ou les conditions météorologiques. Les experts ne trouvent aucune raison de croire que le froid peut tuer le nouveau coronavirus.

 

On peut tuer le nouveau coronavirus avec un sèche-mains. FAUX. Ce n’est pas vrai. Les sèche-mains ne peuvent pas tuer le nouveau coronavirus.

 

On peut tuer le nouveau coronavirus (2019-nCoV) avec une lampe à ultraviolets. FAUX. Non. De plus, les lampes à ultraviolets ne doivent pas être utilisées pour stériliser les mains et d’autres parties du corps. La raison en est que les rayons ultraviolets peuvent provoquer des érythèmes ou des irritations cutanées.

 

On peut tuer le nouveau coronavirus en vaporisant de l’alcool et du chlore sur le corps. FAUX. Ce système ne fonctionne pas pour tuer les virus qui ont déjà pénétré dans le corps. De plus, la pulvérisation de ce type de substance peut endommager les vêtements et les muqueuses (yeux, bouche...). L’alcool et le chlore peuvent être utiles pour désinfecter les surfaces, tant que l’on suit les recommandations appropriées.

 

N’oubliez pas qu’il est essentiel de se tenir informé, mais il est également important de connaître les sources de ces informations. Dans le cas contraire, vous serez intoxiqué par des milliers de données non vérifiées.

 

A savoir :

Pour accéder au service durant l’épidémie de Coronavirus, privilégier la prise de rendez-vous sur bonjourdocteur.com

Si ce n’est pas possible : 3633 (depuis la France) ou +33 1 55 92 27 54 (depuis l’étranger)

Une consultation de psychologie est également disponible si besoin.

 

Sources :

FAUX NOTICES: https://www.buzzfeednews.com/article/janelytvynenko/coronavirus-fake-news-disinformation-rumors-hoaxes

https://www.jeuneafrique.com/905287/societe/coronavirus-top-10-des-fake-news-sur-lepidemie/

Maldita.es: https://maldita.es/maldita-es-journalism-to-not-be-fooled/

OMS: https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019


Tuberculose : principales causes et prévention 

La Journée mondiale de la tuberculose est célébrée le 24 mars dans le but de sensibiliser le public sur le fardeau mondial que représente cette maladie et de connaître l’état d’avancement de sa prévention et de son contrôle. Nous vous proposons de faire le point sur cette maladie pas assez connue.

 

La tuberculose est une maladie qualifiée d’épidémique dans une grande partie du monde. Malgré une diminution globale du nombre de personnes qui en souffrent ces dernières années, elle reste un défi majeur de santé publique (selon le rapport 2019 sur la surveillance de la tuberculose en Europe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC)).

 

La Journée mondiale de la tuberculose commémore le jour où le Dr Robert Koch a annoncé, en 1882, la découverte du bacille de la tuberculose ou bacille de Koch, Mycobacterium tuberculosis, première étape dans le diagnostic et la guérison d’une maladie qui ravageait alors l’Europe et l’Amérique.

 

Qu’est-ce que la tuberculose ?

La tuberculose (TB) est une infection contagieuse causée par Mycobacterium tuberculosis. Elle se transmet par l’air lorsqu’une personne atteinte de la maladie dans les poumons tousse ou éternue et que les personnes à proximité respirent ces bactéries.

 

Comme nous l’avons vu, elle touche principalement les poumons, bien que d’autres organes et tissus puissent également être concernés. Elle peut être mortelle si elle n’est pas traitée. Elle est l’une des dix premières causes de décès dans le monde et la prévalence croissante de la résistance aux médicaments en fait une crise de santé publique et une menace pour la sécurité sanitaire, selon l’OMS.

 

En 2017, il y a eu plus de 10 millions de cas de tuberculose, avec 1,6 million de décès dus à la maladie la même année.

 

L’Association américaine du poumon met en lumière trois aspects essentiels de la maladie :

  • Il n’est pas facile d’être infecté par la tuberculose.
  • La plupart des personnes infectées ont une tuberculose latente, c’est-à-dire qu’elles ont les germes dans leur corps, mais leur système immunitaire les protège et elles ne sont pas contagieuses.
  • La tuberculose peut être traitée et guérie.

 

Quels sont les symptômes de la tuberculose ?

La tuberculose touche principalement les poumons, bien qu’elle puisse également affecter d’autres parties du corps, notamment les reins, la colonne vertébrale et le cerveau. Toutes les personnes infectées par la bactérie ne tombent pas malades.

  • Tuberculose latente : l’infection peut être latente chez ces personnes, c’est-à-dire que la bactérie se trouve dans leur corps, mais qu’elles ne développent pas la maladie et n’ont donc pas de symptômes et ne peuvent pas la transmettre à d’autres. Le système immunitaire empêche les germes de se propager dans l’organisme. Ce type de tuberculose n’est pas contagieux. Mais l’infection est présente et pourrait un jour devenir active. Une infection latente peut prendre des années pour s’activer, mais il est aussi possible qu’elle ne le fasse jamais.

 

  • Tuberculose active : dans ce cas, les germes se multiplient et provoquent des maladies. Elle peut se transmettre à d’autres personnes car elle est contagieuse. On estime que 90 % des cas de tuberculose active chez les adultes sont dus à la réactivation d’une infection latente. Les symptômes les plus courants sont les suivants :

 

  • Toux qui dure plus de trois mois et qui ne s’améliore pas.
  • Tousser du sang ou des expectorations.
  • Douleur dans la poitrine.
  • Fatigue.
  • Sueurs nocturnes.
  • Perte d’appétit.

 

Il convient de noter que le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) affaiblit le système immunitaire, ce qui augmente la probabilité que l’infection tuberculeuse latente se transforme en maladie active.

 

Bien que l’on puisse confondre la tuberculose avec la pneumonie ou la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), les symptômes spécifiques et les tests disponibles facilitent le diagnostic.

 

Comment la tuberculose est-elle diagnostiquée ?

Les principaux tests utilisés pour diagnostiquer la tuberculose sont :

  • Un test cutané: une petite quantité d’une substance appelée tuberculine est injectée sous la peau de la face interne de l’avant-bras. Après environ 48-72 heures, le médecin vérifie si une inflammation s’est produite dans le bras au niveau du point d’injection. Une forte bosse rouge surélevée signifie que vous avez probablement une infection tuberculeuse. Ce test n’est pas parfait ; il peut donner un faux positif.

 

  • Analyse de sang : ce test utilise une technologie sophistiquée pour mesurer la réaction de votre système immunitaire à la bactérie de la tuberculose.

 

  • Test d’imagerie : après un test cutané positif, votre médecin ordonnera probablement une radiographie du thorax ou un scanner. Cela permet de voir les taches blanches dans les poumons ou peut révéler des changements dans les poumons causés par la tuberculose active. Les scanners fournissent des images plus détaillées que les radiographies.

 

Comment la tuberculose est-elle traitée ?

La tuberculose est traitée avec des antibiotiques. Pour la tuberculose active, les antibiotiques sont généralement administrés pendant 6 à 9 mois. Le type de médicament dépend de l’état de santé général, de l’âge, de la résistance éventuelle et de la localisation de l’infection dans l’organisme.

 

Pour la tuberculose latente, votre médecin vous prescrira très probablement un ou deux types de médicaments. La tuberculose active, en revanche, nécessitera plusieurs médicaments à la fois, surtout s’il s’agit d’une souche résistante. Les plus couramment utilisés sont l’isoniazide, la rifampicine et/ou l’éthambutol.

 

Il est très important de terminer le traitement médicamenteux et de ne pas le suspendre à la moitié, car le fait de l’arrêter ou de sauter des doses peut permettre aux bactéries qui sont encore actives de devenir résistantes.

 

Sources :