La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Nous nous laissons embarquer dans des tourbillons d’obligations, nous courons après le temps, l’argent, la résolution de problèmes… Et dans cette histoire, il y a un grand oublié : nous-mêmes ! Si vous vous reconnaissez dans cette description, vous êtes peut-être exposé à un risque de dépression ou de burn-out. Évidemment l’idéal est de ne pas en arriver là, car ce sont de terribles épreuves. Mais que pouvons-nous faire pour les prévenir ? Nous ne sommes pas démunis :

  1. Nous pouvons écouter nos souffrances et nous interroger sur ce qui ne tourne pas rond dans notre vie. Un ami, un thérapeute peuvent alors être précieux pour nous aider à réfléchir autrement.
  2. Nous pouvons écouter notre corps. Il n’est pas fait pour rester assis des heures ou pour métaboliser tout ce gras et ce sucre que nous ingurgitons. Et celui qui en souffre le plus c’est le cerveau : une grosse partie de ses neurones sert à commander les muscles, les organes, et faute de s’activer, il rumine. Alors oui, du sport 3 à 4 fois par semaine, c’est le meilleur des antidépresseurs.
  3. Nous pouvons enfin écouter nos valeurs et développer notre estime de soi. Il existe deux sortes d’estime de soi. L’une est dépendante des autres, quand ils nous félicitent. C’est toujours bon à prendre, mais c’est insuffisant et potentiellement trompeur. L’autre est indépendante des autres et sa base est plus solide. Nous disposons de deux leviers pour la développer :
    • Le vécu centré sur moment présent ou la méditation. La paix qui en découle ne dépend que de nous. C’est du temps à soi et cela protège bien des rechutes dépressives.
    • Le temps consacré à nos valeurs, à ce qui compte vraiment pour nous. Pour savoir lesquelles, une question peut nous aider : qu’est-ce que je ferais maintenant, si ce choix ne dépendait pas des autres, si personne ne le savait ? Par exemple, pour certains ce serait transmettre, enseigner, pour d’autres écrire, peindre, etc. Mais le temps nous manque ! C’est vrai que nous ne pouvons pas toujours faire ce que nous voudrions maintenant. La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons maintenir une bonne estime de soi, en ne consacrant que 2-3 heures par semaine aux actions que nous valorisons le plus. Cela mérite d’y réfléchir. Et vous, que ferez-vous de ces 2-3 heures si fondamentales à votre santé ?

Source : Workshop avec Tal Ben-Shahar, 11 février 2017, Paris.