Dubitatif… Ce sera le mot de la semaine à propos de ce qui nous intéresse tous au premier plan, le déconfinement… Nous pourrions dire « casse-tête » aussi ! Plus nous sommes confinés, moins nous sommes nombreux à être immunisés, et moins nous sommes nombreux à être immunisés, plus il faudra rester confinés…

Dr Philippe Presles le 23 avril 2020

 

Il ne pleuvait pas sur Brest ce jour-là, quand le Coronavirus est monté à bord du Charles-de-Gaulle. Discrètement. Il a fait son boulot de virus et les journalistes en ont fait leurs choux gras. Pourtant, cette histoire est très riche d’enseignement (à tel point qu’on peut se demander si ce n’était pas une expérience grandeur nature) :

  • Vous prenez 1760 jeunes et vous les enfermez 1 mois avec le virus : 1046, soit 60 %, sont contaminés : ils étaient sur le point d’atteindre l’immunité collective !
  • Parmi les 1046, plus de la moitié sont asymptomatiques.
  • 1760 – (1046 / 2) = 1237 marins étaient indemnes ou porteurs sans qu’on puisse le savoir, soit pratiquement les trois quarts !
  • 300 marins avaient été détectés à risque et mis en quatorzaine après l’escale de Brest. Puis ils ont été déconfinés le temps d’un concert de rock : Patatras !
  • 2 cas graves en réanimation, avec une probabilité de guérison de 99% vu leur âge et leur bonne santé initiale.

 

Décidément ce virus donne mal au crâne !

 

Je n’en ai pas dormi de la nuit : serait-ce possible de proposer que les moins de 45 ans puissent sortir dans les bars, les restaurants, les cinémas et tous les lieux publics à volonté à partir du 11 mai pour se contaminer joyeusement ? Et les enfants, pourquoi ne pas les entasser comme d’habitude dans leurs écoles, puisqu’ils ne risquent rien ? Cela ferait 56 % de la population potentiellement au stade d’immunité collective ! Cela contribuerait à la protection de tous et à la reprise de l’économie… Las, ensuite, ils finissent toujours par rentrer chez eux pour se mélanger avec le reste de la population, et c’est le casse-tête… Décidément, ce virus donne mal au crâne !

 

Vous avez compris, j’ai passé ma nuit à essayer de réfléchir à un plan de déconfinement, et j’ai fait chou blanc. De dépit, je suis descendu dans le garage pour faire « Vroum, vroum ! » et cela m’a fait du bien. J’en profite pour dire à celui qui m’a signalé que Kawasaki savait aussi faire de belles motos, qu’il a bien raison ! J’ai dû oublier d’autres belles marques, mais du moment qu’elles sont jolies et qu’elles font « Vroum, vroum ! », tout me va bien. Ce qui me va aussi, c’est que le gouvernement a missionné Jean Castex pour organiser le déconfinement : un choix qui fait l’unanimité, tant son cursus est exceptionnel. Dans la longue liste de ses fonctions je retiens : ancien directeur de cabinet de Xavier Bertrand au ministère de la Santé, ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée auprès de Nicolas Sarkozy. (Il devrait mieux s’en sortir que moi !) :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Castex_(homme_politique)

 

Vive la solidarité !

 

Bonne nouvelle : Jane vient d’apprendre qu’elle va être reçue à son CAP de pâtisserie sans avoir à le passer ! Elle n’arrive pas encore à y croire, mais on lui demande juste un dernier devoir par internet et hop, ce sera dans la poche… Mais vous aurez été témoins de tous ses efforts pour faire honneur à son nouveau métier ! Ce qui m’amuse le plus, c’est qu’elle pleurait pendant ses révisions : « Mais tu as vu tout ce qu’on me demande ? Je ne fais quand même pas Polytechnique ! » Il est vrai que l’épaisseur des livres, l’importance de la physique-chimie et le poids des règlements ont de quoi interroger sur notre aptitude à faire simple… Easy Pâtisserie ?

 

Et la pénurie de farine chez Casino, me direz-vous ? Elle continue ! À tel point que je suis allé voir chez Monoprix et que j’en suis revenu fier comme Artaban : j’avais trouvé 2 paquets de 45 ! Mais ce sujet ne l’intéressait plus, car c’est son stock de levure qui la préoccupait. La pénurie était générale dans le quartier. De dépit, nous sommes allés chez Paul au cas où. « Vous me donnez ce si gros morceau ? J’en ai pour longtemps avec tout ça ! Vous êtes trop gentils ! » La solidarité pâtissière était touchante à voir. Décidément, ce confinement nous rend plus solidaires. Il ne faudra pas l’oublier.

 

Comme d’habitude, en mieux !

 

Finalement, c’est notre vie de confinés qui continue comme d’habitude avec ses lassitudes et ces petits trésors. Voilà, le mot est lâché : « Comme d’habitude… » (Encore Claude François qui avait déjà fait fort avec « Reste à la maison, y’a le printemps, qui chante ») Et vous, avez-vous pris vos marques ? Tenez-vous le coup ? Avez-vous vos marottes comme moi ? Votre jardin secret dans votre garage ou ailleurs ? Bien sûr, vous aimeriez bien connaître la meilleure échappatoire… Elle restera, selon moi, celle de Nelson Mandela, qui fut l’un des confinés politiques les plus célèbres : « Prenez sur vous où que vous viviez, de donner de la joie et de l’espoir autour de vous. »

 

Quel homme ! Grâce à lui, nous pouvons faire comme d’habitude, en mieux ! Grâce à lui, nous pouvons avancer dans l’adversité et demeurer dignes. Pour ma part j’aimerais rendre hommage à tous les informaticiens qui nous permettent de rester connectés, de télétravailler, de téléconsulter, d’échanger, de soutenir et de partager. Ils nous permettent de garder les liens vivants entre nous, avec nos collègues, nos clients, nos proches et nos familles. Et ils nous permettent aussi de rester encore plus solidaires. Je viens d’apprendre que la DSI AXA France réussit à faire travailler 20.000 personnes en même temps sur ses serveurs sécurisés. Cela fait du bien, des chiffres comme ceux-là !

 

Et n’oublions pas les autres services connectés soutenus par AXA dont nous pouvons en être fiers :

 

Portez-vous bien et à la semaine prochaine !