L’échelle de Findrisc est un outil conçu pour évaluer la probabilité de contracter le diabète de type 2 à l’avenir. Au moyen d’un questionnaire comportant des questions sur l’âge, le poids ou les antécédents familiaux, on obtient un score plus ou moins élevé et on sait quelles habitudes devraient être améliorées pour mener une vie plus saine.

 

Qu’est-ce que le diabète ?

 

Le diabète est une maladie chronique qui survient lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline ou lorsque l’organisme n’utilise pas efficacement l’insuline qu’il produit. La conséquence de cet échec est une augmentation du sucre dans le sang ou hyperglycémie qui, avec le temps, peut gravement endommager plusieurs organes et systèmes.

 

Le diabète de type 1, également appelé diabète insulinodépendant ou diabète juvénile, se caractérise par l’absence de synthèse d’insuline.

 

Le diabète de type 2 ou diabète non insulino-dépendant est causé par l’incapacité de l’organisme à utiliser correctement l’insuline, souvent en raison d’un excès de poids ou d’un mode de vie sédentaire.

 

Les quatre « P » du diabète

 

Les quatre P du diabète sont les symptômes habituels qu’une personne atteinte de cette maladie (non contrôlée) peut éprouver, surtout dans les premiers stades :

 

  1. Polyurie: c’est le terme médical qui désigne la miction fréquente. Cela se produit parce que l’organisme tente de compenser l’excès de glucose dans le sang en augmentant la production d’urine et en produisant des mictions constantes et abondantes.

 

  1. Polydipsie : il s’agit d’une soif exagérée, conséquence directe de la perte d’eau dans le corps. En perdant beaucoup de liquide dans l’urine, on a plus soif à cause du risque de déshydratation.

 

  1. Polyphagie : ce terme fait référence à un appétit exagéré, car le glucose ingéré par les glucides ne peut être utilisé par les cellules. Celles-ci perçoivent donc un besoin continu d’approvisionnement énergétique.

 

  1. Perte de poids : dans sa recherche de glucose (et de ne pas le trouver), le foie utilise des acides gras et des protéines musculaires. Si le corps épuise ses réserves de graisse pour produire de l’énergie, il peut produire des cétones dans le sang, des substances qui sont nocives pour le corps.

 

Diabète de type 2

 

Le diabète de type 2 est dû à une utilisation inefficace de l’insuline. Au début, le pancréas produit plus d’insuline pour couvrir le manque dans le corps. Mais avec le temps, le pancréas cesse de produire de l’insuline pour couvrir les niveaux normaux de glucose.

 

Ce type de diabète représente la majorité des cas dans le monde entier et est en grande partie une conséquence du surpoids et de l’inactivité physique. De fait, selon l’American Diabetes Association (ADA), il s’agit de la forme la plus courante de diabète et de nombreuses personnes ne savent pas qu’elles courent un risque élevé de le contracter.

 

Si cette maladie est mal traitée, elle peut entraîner de graves complications, comme une insuffisance rénale, des problèmes de vue, des amputations, une dysfonction érectile, etc.

 

Les critères de diagnostic du diabète

 

L’American Diabetes Association et l’Organisation mondiale de la santé proposent les critères de diagnostic suivants :

 

  • Symptômes du diabète (polyurie, polydipsie, perte de poids) et un examen aléatoire de la glycémie > 200 mg/dl à n’importe quel moment de la journée.

 

  • Glycémie à jeun >= 126 mg/dl (au moins 8 heures avant et après manger).

 

  • Glycémie >= 200 mg/dl 2 heures après une surcharge glycémique orale avec 75 g.

 

Le Test de Findrisc est un instrument de dépistage, développé en Finlande, qui estime la probabilité de développer le diabète de type 2 dans les 10 prochaines années.

 

Cette échelle se compose de 8 questions dont les réponses reçoivent une note, la note finale variant entre 0 et 26.

 

Âge : en général, plus on est âgé, plus le risque est élevé. Mais au cours des dernières décennies, une fraction importante de la population enfantine a réuni un certain nombre de marqueurs liés au diabète.

 

Indice de masse corporelle : pour le calculer, il faut diviser le poids en kg par la taille en m2.

 

Tour de taille mesuré sous les côtes : plus le tour est grand, plus la quantité de graisse centrale est importante et donc plus la probabilité de développer le syndrome métabolique et le diabète de type 2 est grande.

 

Activité physique : il a été démontré que les personnes plus sédentaires ont une moins bonne gestion métabolique du niveau de glucose dans le sang et des taux d’insuline.

 

Habitudes alimentaires : cette question consiste à découvrir la fréquence de consommation de fruits et légumes. Outre le fait que les aliments d’origine végétale apportent plus de nutriments, un apport adéquat de ces éléments nutritifs remplace d’autres produits transformés nocifs.

 

Médicaments : cette question porte sur la prise d’un médicament contre l’hypertension. On estime que plus de 40 % des diabétiques souffrent également d’hypertension artérielle.

 

Épisodes antérieurs d’hyperglycémie : il a été prouvé que les femmes atteintes de diabète gestationnel courent un plus grand risque de souffrir ultérieurement de diabète de type 2.

 

Prédisposition génétique : une question qui vise à déterminer la présence d’antécédents familiaux, car ce facteur pourrait être étroitement lié.

 

L’enquête considère que plus de 14 points peuvent signifier un risque de diabète. Cependant, il faut garder à l’esprit que le Test de Findrisc ne peut jamais remplacer le diagnostic d’un médecin. Consultez un professionnel de la santé pour comparer les résultats et effectuer d’autres examens de diagnostic. Vous pouvez pour cela joindre notre service de Téléconsultation médicale en cliquant sur l’icone en haut à droite de votre application.

 

Sources :

 

– Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

 

– American Diabetes Association (ADA)

 

– Fondation pour le diabète