Elle imprime le rythme et la vitesse à vélo tout en influant sur la consommation d’énergie et la fatigue. Zoom sur la cadence de pédalage !

 

Qu’est-ce que la cadence de pédalage ?

La cadence de pédalage est le nombre de tours de pédales par minute (tr/min), c’est-à-dire le nombre de cycles de pédalage réalisés en 60 secondes.

Il s’agit d’une question importante pour les cyclistes pendant l’entraînement. Certains privilégient des cadences basses et d’autres préfèrent des rythmes plus élevés, comme le « moulinet ». Même au sein d’un groupe de cyclistes, on peut trouver des cadences différentes selon les préférences de chacun.

 

Comment mesurer la cadence de pédalage ?

Il existe aujourd’hui de nombreux appareils (compteurs et capteurs) capables de mesurer instantanément la cadence de pédalage.

Une cadence élevée produit moins de fatigue musculaire, mais entraîne une dépense énergétique plus élevée. Plus les cadences diminuent, plus la consommation d’oxygène diminue tout en améliorant l’efficacité brute (la quantité de travail produite par rapport à la quantité totale d’énergie utilisée), mais elles peuvent augmenter la fatigue musculaire.

 

Comment améliorer votre cadence de pédalage ?

Lors d’entraînements ou de longues compétitions (plus de 2 heures), il est recommandé d’utiliser des cadences élevées, c’est-à-dire égales ou supérieures à 90, ce qui permet d’exercer moins de force à chaque coup de pédale, mais avec plus de coups de pédales.

Lors d’entraînements longs, il est conseillé d’utiliser des cadences élevées, de sorte que les fibres plus lentes sont plus impliquées, ce qui vous permettra d’être plus efficaces en obtenant de l’énergie pendant plus longtemps. Le muscle reçoit plus d’oxygène et peut continuer à brûler les graisses comme source d’énergie.

En revanche, pendant les courses plus courtes (moins de 2 heures), la cadence peut être un peu plus faible, puisque la fatigue supplémentaire causée par la force majeure exercée sur chaque coup de pédale n’aura pas un tel impact.

En général, les cyclistes ont tendance à s’entraîner à faible cadence, c’est-à-dire qu’ils utilisent plus de force à chaque coup de pédale pour améliorer leur force. Ainsi, ils travaillent les fibres musculaires lentes, mixtes et rapides pour atteindre les niveaux de force requis, ce qui signifie que leurs réserves de glucose s’épuisent plus rapidement.

 

Déterminer la cadence de pédalage idéale

La cadence optimale est celle qui vous permet de dépenser moins d’énergie à pédaler. Cela signifie moins de consommation d’oxygène pour la même intensité et aide à retarder la sensation de fatigue. Il est difficile d’indiquer une cadence idéale : celles qui se situent entre 80 et 110 tours par minute sont généralement les plus recommandées.

Cependant, on a constaté qu’à des intensités sous-maximales, la cadence est généralement supérieure à la cadence économique ou idéale.

Généralement, un cycliste choisit une certaine cadence en fonction du type de piste, de la pente du terrain ou s’il est seul ou en peloton. Par exemple, vouloir utiliser un type de cadence avec un VTT et en montagne est presque impossible, car il y aura des moments où il faudra augmenter ou diminuer la cadence.

Les experts pensent que l’entraînement à différentes cadences est l’option la plus intelligente : il vous permettra de varier l’entraînement et renforcera les parties de la musculature qui n’auront pas autant travaillé habituellement.

Sources :

– G-SE (Grupo Sobre Entrenamiento)

– Revista Solo Bicia

–  Accésit 1o XXXII Congreso de la SIBB (Sociedad Ibérica de Biomecánica y Biomateriales)