Avec l’augmentation des cas de COVID-19, beaucoup de gens se demandent s’il y a un inconvénient à se faire vacciner pour la quatrième fois. Ils sont souvent moins préoccupés par le fait de tomber gravement malade que par celui de manquer un événement à venir : des vacances, un mariage ou un grand jour au travail.

 

Par le Dr Pedro L. González, spécialiste en médecine préventive et en santé publique et journaliste scientifique

 

Plus de deux ans après le début de la pandémie, nous sommes tous fatigués d’adapter nos vies aux caprices d’une terreur invisible. Pour l’instant, les quatrièmes vaccins ne sont recommandés que pour les personnes les plus à risque de tomber gravement malades à cause du COVID-19. Mais les données recueillies jusqu’à présent semblent indiquer que les rappels de vaccin contribuent effectivement à prévenir l’infection, du moins pendant un certain temps. En toute logique, il convient de se demander pourquoi ne pas faire ce quatrième vaccin et moins s’inquiéter des autres problèmes.

Toutefois, si vous avez moins de 50 ans et que vous n’avez pas de problèmes de santé sous-jacents vous exposant à un risque accru de maladie grave, il n’y a aucune raison impérieuse de faire le quatrième vaccin. Toute personne qui ne fait pas partie de la catégorie recommandée pour recevoir un autre vaccin devrait attendre l’arrivée de la prochaine génération de rappels.

La raison en est que les rappels de vaccin actuels offrent une protection limitée contre les nouvelles souches, telles que la sous-variante BA.2, selon les membres du groupe consultatif des Centres américains de contrôle des maladies (CDC). D’autre part, on se demande si les personnes qui ont eu le COVID-19 alors qu’elles étaient vaccinées ont besoin d’un deuxième rappel.

Sur la base des données européennes relatives aux taux élevés d’hospitalisation et de soins intensifs qui continuent d’exister dans de nombreux pays, à une réponse immunitaire plus faible à la vaccination et à un risque plus élevé de maladie grave, le bénéfice pour la santé publique de l’administration d’un deuxième rappel se concentre sur les populations âgées de 80 ans et plus.

Les données du Centre européen de contrôle des maladies (ECDC) suggèrent qu’une deuxième dose de rappel pour les personnes âgées de 60 à 79 ans dans l’Union européenne est probablement bénéfique, mais le meilleur moment pour sa mise en œuvre dépend de l’évolution de l’incidence du COVID-19.

Selon l’ECDC, une surveillance étroite de l’épidémiologie et de l’efficacité du vaccin est essentielle pour détecter rapidement les signes d’une circulation accrue du SARS-CoV-2 ou d’un risque de maladie grave chez les personnes vaccinées. Si de tels signes apparaissent, un deuxième rappel peut être envisagé pour certains ou tous les adultes âgés de 60 à 79 ans.

Pour les personnes âgées de moins de 60 ans dont le système immunitaire est normal, l’administration d’une seconde dose de rappel à ce stade n’est pas soutenue par les données épidémiologiques ou d’efficacité vaccinale actuelles.

Faut-il renforcer la vaccination contre le covid ?

 

Voyager en toute sécurité en Europe cet été

À l’approche des vacances d’été, les voyageurs du monde entier peuvent commencer à planifier leur voyage en Europe, car la plupart des pays ont déjà assoupli leurs règles d’entrée dans le cadre du COVID-19.

Alors que certains pays européens ont seulement décidé d’assouplir certaines de leurs restrictions, d’autres ont levé toutes leurs règles d’entrée COVID-19 pour tous les voyageurs, selon un rapport du site web ShengenVisaInfo.

La liste des pays de l’UE et de l’EEE qui ont levé toutes leurs restrictions et autorisent désormais l’entrée sans restriction pour tous les voyageurs est la suivante :

    • Bulgarie
    • République tchèque
    • Danemark
    • Grèce
    • Hongrie
    • Islande
    • Irlande
    • Lettonie
    • Lituanie
    • Norvège
    • Pologne
    • Roumanie
    • Slovénie
    • Suède
    • Suisse

 

En revanche, les autres pays continuent d’exiger des voyageurs qu’ils se conforment aux règles d’entrée. En général, ils exigent que toutes les personnes présentent l’un des certificats – de vaccination, de guérison ou de test – à leur arrivée. Il est à noter que la dernière vaccination ne doit pas avoir eu lieu plus de 6 mois avant l’entrée dans le pays.

Il est conseillé de consulter les règles spécifiques, car elles peuvent être différentes selon le pays dont la personne est originaire.

 

Sources :

  • Covid-19 : le deuxième rappel peut être bénéfique pour les groupes à risque mais n’a qu’un impact « minime » sur les autres groupes, says WHO
  • BMJ 2022; 377 doi: https://doi.org/10.1136/bmj.o1259 (Published 19 May 2022)
  • Effet des rappels de vaccins à ARNm contre l’infection par le SARS-CoV-2 Omicron au Qatar. Laith J. Abu-Raddad, Ph.D, et al . May 12, 2022 N Engl J Med 2022; 386:180’-1816 DOI: 10.1056/NEJMoa2200797
  • Considérations de santé publique et données probantes à l’appui des décisions relatives à la mise en œuvre d’une seconde dose de rappel du vaccin COVID-19 à ARNm. April 28th Technical Report
  • Voyager en Europe en mai : règles d’entrée en vigueur de la vaccination, de la récupération et des tests COVID pour chaque pays de l’UE/Schengen. Report from com