Nous voulons tous être heureux, mais savons-nous vraiment ce que cela signifie ? Sommes-nous capables d’être vraiment heureux ? À l’occasion de la Journée internationale du bonheur, le 20 mars, nous voulons vous donner quelques indices pour y parvenir.

 

Qu’est-ce qu’être heureux ?

Qu’est-ce que le bonheur ? Cette question, qui peut sembler très simple, est en réalité assez complexe. Le bonheur joue un rôle fondamental dans notre vie et peut avoir un impact positif important sur notre façon de vivre. La plupart d’entre nous savent ce qu’est le bonheur quand nous le ressentons.

 

Nous utilisons souvent ce terme pour décrire une variété d’émotions positives, notamment la joie, la fierté, la satisfaction et la gratitude. Mais que signifie vraiment être heureux ? Comment savoir si nous sommes heureux ? Il ne s’agit pas de sourire tout le temps, ni d’avoir beaucoup d’argent, mais de la confiance en soi de sentir que l’on est sur la voie que l’on veut suivre.

 

Pour savoir ce que signifie être heureux, demandez-vous ce qui est important pour vous, ce qui vous donne le plus de satisfaction et ce pour quoi vous êtes le plus reconnaissant. Souvent, ce sont les petites choses qui apportent une grande joie : revivre de vieux passe-temps comme l’écriture ou la photographie ou un sport ; passer du temps avec ses amis ou sa famille ; changer une habitude malsaine en une habitude plus saine, etc.

 

Les psychologues font souvent référence au bonheur comme un état d’esprit provoqué par des pensées et des sentiments généralement positifs. L’affect positif contraste avec la mauvaise humeur et la négativité.

 

Faire un effort pour découvrir ce qui rend notre vie plus agréable est essentiel à notre bien-être.

 

La psychologie positive de Seligman

Martin Seligman est un pionnier de la psychologie positive. À l’aide de questionnaires détaillés, Seligman a constaté que les personnes les plus satisfaites et les plus optimistes étaient celles qui avaient découvert et exploité une combinaison de « forces » telles que l’humanité, la tempérance et la persévérance.

 

La conclusion de Seligman est que le bonheur a trois dimensions que l’on peut cultiver :

  • La vie agréable : elle se réalise si nous apprenons à valoriser et à apprécier des plaisirs aussi basiques que la compagnie, l’environnement naturel, etc. La vie n’est vraiment satisfaisante que si nous découvrons une valeur en nous-mêmes. Le bonheur se base sur une vie qui poursuit avec succès des émotions positives sur le moment présent, le passé et l’avenir.

 

  • La bonne vie : ce type de bonheur implique de trouver des moyens d’utiliser nos meilleurs talents. C’est le bonheur qui vient du fait d’être bon dans quelque chose et de pouvoir utiliser ce talent. Il se base sur la culture des forces et des vertus à travers des activités que nous aimons faire.

 

  • La vie utile : elle est semblable à la précédente, mais nous utilisons nos compétences pour servir un objectif plus élevé. Nous trouvons un moyen de contribuer à une cause qui profite à d’autres.

 

La psychologie positive vise à aider les gens à acquérir des compétences pour faire face aux difficultés de la vie.

 

La formule scientifique du bonheur

Parler du bonheur de manière scientifique peut nous aider à comprendre la chimie du cerveau et son influence sur notre humeur. Le bonheur est aussi une expérience chimique.

 

Selon les recherches dans ce domaine, quatre substances neurochimiques, des hormones et des neurotransmetteurs générés dans le cerveau sont les principaux responsables de la création de sensations et d’émotions que nous associons souvent au bonheur :

  • Dopamine: elle est responsable du comportement encouragé par la récompense et la recherche de plaisir. Les personnes ayant un type de personnalité plus extraverti ont tendance à avoir des niveaux de dopamine plus élevés que les personnes ayant une personnalité introvertie. Vous pouvez augmenter votre taux de dopamine en vous fixant des objectifs et en les atteignant.

 

  • Ocytocine : c’est la substance neurochimique qui nous a permis de devenir des personnes sociales. Cela nous fait ressentir de l’empathie. Il s’agit de l’hormone directement liée aux liens humains. Faire des activités de groupe est un excellent moyen de maintenir les liens humains et de libérer de l’ocytocine.

 

  • La sérotonine : elle joue différents rôles dans notre corps, il est donc difficile de l’étiqueter. On l’appelle souvent la « molécule de la confiance », celle qui nous permet de nous mettre dans des situations qui renforcent l’estime de soi. Pouvoir dire « je l’ai fait » produit une boucle de rétroaction qui renforce nos comportements de développement de l’estime de soi, ce qui nous rend moins insécures.

 

  • Endorphines : elles ont des propriétés analgésiques. Elles sont produites par l’hypophyse et l’hypothalamus lors d’un effort physique intense. Les endorphines sont produites en grande quantité lors d’un entraînement de force et d’un entraînement cardio anaérobie à haute intensité.

 

Souvenez-vous de cette phrase de Jean Paul Sartre : « le bonheur n’est pas de faire ce que l’on veut, mais de vouloir ce que l’on fait ».

 

Sources :