Le 14 novembre est consacré à la Journée mondiale du diabète. Il s’agit une nouvelle fois de sensibiliser le public quant à l’impact du diabète sur l’ensemble de la famille. L’occasion de vous expliquer ce qu’est le diabète gestationnel.

 

Le diabète gestationnel késako ?

C’est une forme de diabète qui se développe au moment de la grossesse. Dans le monde, 1 femme sur 25 est touchée par ce phénomène et voit sa glycémie augmenter lorsqu’elle est enceinte. Ce diabète créer des complications tant pour la mère que pour l’enfant.

Pendant la grossesse, les hormones peuvent compliquer le travail de l’insuline et provoquer une altération du métabolisme des hydrates de carbone (HC). Par conséquent, le glucose augmente (hyperglycémie). 

Le diabète gestationnel apparaît habituellement au milieu de la grossesse et, dans la plupart des cas, disparaît après la grossesse. Cependant, les femmes qui en sont atteintes et leurs enfants courent un risque accru de développer du diabète de type 2 plus tard dans leur vie. C’est également une maladie qui peut comporter des risques tels que des macrosomies (très gros enfants) et des complications à la naissance.

Selon la Fédération internationale du diabète (FID), près de la moitié des femmes ayant des antécédents de diabète gestationnel développent un diabète de type 2 dans les cinq à dix ans suivant l’accouchement. 

 

Les causes du diabète gestationnel

On ne sait pas avec certitude pourquoi certaines femmes souffrent de diabète gestationnel. Cependant, on sait que pendant la grossesse, le placenta qui relie le bébé à l’approvisionnement sanguin de la mère produit d’autres types d’hormones à des niveaux élevés. Ils inhibent alors l’action de l’insuline dans les cellules, ce qui augmente le taux de sucre dans le sang.

Au fur et à mesure que le bébé grandit, le placenta produit de plus en plus d’hormones qui neutralisent l’insuline. Lorsque l’on est atteint de diabète gestationnel, les hormones du placenta font monter la glycémie à un niveau qui peut affecter la croissance et le bien-être du bébé.

Certains antécédents augmentent le risque de diabète gestationnel : avoir plus de 25 ans, avoir des cas de diabète dans sa famille ou encore être en surpoids en font partie.

 

Les risques liés au diabète gestationnel

Une glycémie mal contrôlée chez une femme atteinte de diabète gestationnel peut causer des problèmes tant chez la mère que chez l’enfant :

  • Un poids élevé à la naissance : le bébé est « suralimenté » et grandit davantage. En plus de causer de l’inconfort chez la mère à la fin de la grossesse, cela peut également causer des problèmes au moment de l’accouchement.
  • Une plus grande probabilité d’accouchement par césarienne : une femme atteinte de diabète gestationnel a un risque plus élevé d’avoir besoin d’une césarienne.

 

De l’hypertension artérielle (prééclampsie) : il s’agit d’un problème grave qui doit être surveillé de près car il peut nuire à la fois à la femme et au bébé. Elle peut également provoquer la naissance prématurée du bébé ou provoquer des convulsions chez la mère pendant l’accouchement.

  • Un faible taux de sucre dans le sang (hypoglycémie) : les personnes qui prennent de l’insuline ou d’autres médicaments contre le diabète peuvent développer une glycémie très faible. Si ce n’est pas traité rapidement, cela peut devenir très grave.

Le diabète gestationnel n’a pas de symptômes particuliers. Quand c’est le cas, ils sont en général assez légers, comme de la fatigue, une vision trouble, une soif excessive ou un besoin excessif d’uriner.

Le médecin effectue deux types de tests pour détecter si une femme enceinte souffre de diabète gestationnel :

  • Le test initial de tolérance au glucose : après avoir bu une solution de glucose sous forme de sirop, on effectue un test sanguin pour mesurer le taux de sucre : inférieur à 130 – 140 milligrammes par décilitre (mg/dL) il est considéré comme normal. Si le taux de sucre est plus élevé, cela signifie qu’il y a un risque accru de diabète gestationnel.
  • Le test de tolérance au glucose de suivi : il consiste à mesurer la glycémie à jeun et à boire ensuite une autre solution sucrée (avec une concentration de glucose plus élevée). Toutes les heures, il faut contrôler le taux de glycémie et ce, pendant trois heures. Si deux des résultats sont supérieurs à la normale, le diagnostic le traduira en diabète gestationnel.

 

Traiter le diabète gestationnel

Le diabète gestationnel peut être contrôlé. La clé est d’agir rapidement. Le traitement vise à maintenir un taux normal de sucre dans le sang. Plus vous adoptez des habitudes saines avant la grossesse, mieux c’est.

Dans la plupart des cas, il suffit de suivre un ensemble de lignes directrices pour contrôler le diabète gestationnel :

  • Manger sainement : choisissez des aliments riches en fibres, faibles en graisses et en calories. Il est préférable d’opter pour les fruits, les légumes et les céréales complètes, et de réduire la taille des portions. Il est important de limiter les hydrates de carbone.
  • Faire de l’exercice régulièrement : restez actif en faisant de l’exercice, au moins 30 minutes d’activité physique modérée deux jours par semaine. Vous pouvez marcher tous les jours ou aller nager. L’exercice réduit le taux de sucre dans le sang tout en stimulant l’organisme qui déplace le glucose vers les cellules, où il est utilisé pour produire de l’énergie.
  • Prendre de l’insuline : si l’alimentation et l’exercice physique ne suffisent pas, des injections d’insuline peuvent être nécessaires pour diminuer le taux de sucre dans le sang.

 

N’oubliez pas de passer tous les examens périodiques nécessaires et consultez toujours votre médecin si vous avez des doutes.

 

Sources :