Le repos actif permet au cycliste de réduire les douleurs, de prévenir les blessures et de minimiser la fatigue après une période d’entraînement. Découvrez comment inclure des périodes d’inactivité dans vos routines afin d’améliorer vos performances physiques et votre santé.

 

Pourquoi le repos est-il important ?

 

La surcharge musculaire ou la fatigue peuvent être, à de nombreuses occasions, certains des symptômes d’un entraînement intense et d’un manque de repos.

 

Le fait de ne pas récupérer après un entraînement physique exigeant et dur peut causer une détérioration de la condition physique et du bien-être général.

 

Souvent et sans le savoir, nous pouvons entrer dans un cercle vicieux : en pensant mal faire, nous nous entraînons plus dur et les douleurs s’aggravent. C’est pourquoi, il est important d’inclure des périodes de repos dans la routine d’entraînement.

 

A quoi sert le repos actif ?

 

Les experts considèrent que le repos est aussi important que l’entraînement. Il est nécessaire de prendre soin du corps et de ne pas constamment le soumettre à un entraînement intense pour prévenir les blessures et les douleurs. Il est essentiel de donner au corps l’occasion de se reposer afin d’éviter la surcharge musculaire et l’apparition de douleurs.

 

Pendant le repos actif (aussi appelé récupération active), on fait de l’exercice. Mais peut-on se reposer en faisant de l’exercice ? Oui, tant que ce n’est pas le même que celui effectué pendant les jours d’entraînement quotidien, selon la Fédération espagnole des activités ciblées et de remise en forme.

 

Les bienfaits du repos

 

L’une des principales maximes du repos actif est de diminuer l’intensité, dont les bienfaits peuvent être :

 

Libérer des toxines : il permet d’éliminer les toxines qui s’accumulent par le stress subi lors d’un exercice intensif.

Récupération : le flux sanguin augmente, ce qui permet de fournir de l’oxygène aux muscles et de favoriser la récupération musculaire.

Améliorer les performances : en rétablissant les muscles à leur état normal, ils sont plus performants et peuvent reprendre un entraînement régulier.

 

Le repos actif est indiqué pour les entraînements de haute intensité mais de courte durée (une journée), aussi bien pour les cyclistes professionnels que pour les amateurs. Dans ces cas, le corps est généralement fatigué mais pas épuisé, ce qui signifie que les muscles apprécieront un exercice doux après un exercice agressif.

 

Les activités de repos actif

Les exercices de repos actif sont habituellement effectués le lendemain d’une séance d’entraînement de haute intensité. La durée ne doit pas dépasser une heure et demie et l’intensité doit être maintenue en dessous de 60-65 %. Voici quelques-unes des activités que vous pouvez faire :

 

– Si vous optez pour une séance de repos actif à vélo, faites-la à faible intensité et en douceur.

– L’activité ne doit pas durer plus de 90 minutes et doit se dérouler sur un terrain plat et à une cadence élevée (la vitesse à laquelle les jambes tournent), mais sans accumuler de fatigue musculaire. L’objectif est de rester actif, mais sans forcer, ni rivaliser ou essayer de battre vos temps.

– Vous n’êtes pas obligé de réaliser cette activité sur votre vélo. Vous pouvez faire des étirements, marcher ou courir tranquillement pour augmenter la circulation sanguine et oxygéner vos muscles.

 

Après la séance d’intensité modérée, prenez 5 minutes pour étirer vos muscles afin d’améliorer vos performances et prévenir les douleurs. Concentrez-vous surtout sur les quadriceps, les ischio-jambiers et les fessiers, car ce sont les zones les plus sollicitées à vélo et donc les plus affectées.

 

Repos total

 

Le repos total (ou récupération passive), consiste à éliminer complètement l’activité physique. En d’autres termes, prenez une respiration et ne faites rien. On le prend en général après une compétition exigeante ou un entraînement intensif plus long ou pour prévenir les blessures.

 

Dès les premiers signes de fatigue, garez votre vélo et essayez de dormir suffisamment (au moins 8 heures et une sieste, si nécessaire). Le repos dépendra de chaque personne : nous n’avons pas tous besoin de la même chose. Tout dépendra de votre forme physique, de votre santé et de votre état d’esprit.

 

Dans le monde du cyclisme, on dit que « les courses se gagnent au lit ». Alors on ne peut que vous conseiller d’appliquer la maxime suivante : « Travailler dur, se reposer davantage ».

 

Sources :

 

  • La bolsa del corredor
  • Fédération espagnole d’activités ciblées et de remise en forme