L’asthénie printanière peut être définie comme une sensation de faiblesse et de manque d’énergie physique et mentale qui a un impact négatif sur les performances et la qualité de vie des personnes touchées. Elle se manifeste généralement au printemps, lorsqu’il s’agit d’accomplir des activités quotidiennes sans avoir à fournir d’efforts importants. Elle touche davantage les femmes que les hommes. Elle n’est pas considérée comme une maladie, bien qu’il y ait un débat sur la question de savoir s’il s’agit d’un état pathologique qui doit être traité.

L’asthénie printanière peut être considérée comme un syndrome faisant partie des troubles affectifs saisonniers, dont l’incidence semble avoir augmenté de manière significative ces dernières années.

 

Quelles sont les causes de l’asthénie printanière ?

Le terme asthénie signifie manque de vigueur ou diminution de la force physique. L’asthénie printanière semble plus fréquente chez les enfants, les personnes âgées et les femmes, principalement entre 35 et 50 ans. Elle se manifeste généralement par une sensation temporaire de fatigue physique et intellectuelle qui apparaît au début du printemps, avec les fluctuations typiques de température, de pression atmosphérique et d’humidité.

Le syndrome se présente de manière très variable selon les personnes touchées et n’a pas de cause organique définie qui le qualifie de maladie dans le catalogue des pathologies reconnues par l’OMS.

Bien que les preuves à cet égard soient rares, certains chercheurs attribuent l’augmentation des cas d’asthénie printanière au rythme de vie imposé par la société actuelle, avec une dose élevée de stress, d’anxiété, de surcharge de travail, etc. Tout cela peut entraîner des répercussions sur l’humeur et réduire la capacité d’adaptation de l’organisme.

Il existe d’autres facteurs liés à la prédisposition à souffrir d’asthénie printanière, notamment les heures d’ensoleillement et leur relation avec le système endocrinien. Une possible composante immunologique liée à l’allergie a également été suggérée, ainsi que des facteurs viraux.

Ainsi, l’asthénie printanière peut apparaître lorsqu’une série de facteurs environnementaux coïncident, notamment les changements météorologiques et saisonniers, avec l’augmentation des températures et les fluctuations de la pression atmosphérique, l’augmentation des heures d’ensoleillement et le changement d’heure, ainsi que les changements dans les habitudes quotidiennes.

Toutes ces circonstances peuvent altérer la régulation des rythmes circadiens avec l’implication de certaines hormones comme le cortisol et la mélatonine, entre autres.

En tout état de cause, les dernières études montrent qu’elle n’est pas liée à une pathologie allergique sous-jacente.

Dans des conditions normales, l’asthénie printanière tend à disparaître d’elle-même en quelques semaines, une fois que l’organisme s’est adapté aux nouvelles circonstances.

 

Les symptômes de l’asthénie printanière

Les symptômes de l’asthénie printanière sont généralement sans gravité et de courte durée. S’ils ne disparaissent pas au bout de quelques semaines, il est conseillé de consulter un médecin afin qu’il recherche les causes possibles, qui peuvent être liées à une autre pathologie.

Les symptômes les plus courants de l’asthénie printanière sont les suivants :

    • Fatigue et faiblesse générale.
    • Hypotension et vertiges.
    • Douleurs musculaires et articulaires.
    • Maux de tête.
    • Difficultés de concentration.
    • Irritabilité et sautes d’humeur.
    • Anorexie ou perte d’appétit.
    • Baisse de la libido.
    • Manque de motivation.
    • Troubles du sommeil.

 

Traitement de l’asthénie printanière

L’asthénie printanière n’est pas un état pathologique en soi et il n’existe pas de traitement spécifique. Ainsi, lorsque l’asthénie n’a pas de cause organique spécifique, il est nécessaire d’en atténuer ou d’en réduire les symptômes, en favorisant l’adaptation de l’organisme.

Certaines recherches indiquent le potentiel de l’exposition à la lumière pour le traitement de diverses conditions cliniques, y compris l’asthénie printanière. Ainsi, une exposition contrôlée à la lumière à certaines longueurs d’onde pourrait avoir un impact sur les rythmes circadiens et pourrait avoir des effets bénéfiques sur les symptômes des personnes souffrant d’asthénie et des travailleurs de nuit, entre autres.

Voici quelques-unes des mesures qui peuvent être mises en place pour prévenir et minimiser les effets de l’asthénie printanière :

    • Aborder l’adaptation aux changements dérivés de la nouvelle saison de manière progressive.
    • Maintenir des horaires stables pour les repas et le repos nocturne, ainsi que des heures de sommeil suffisantes.
    • Une activité physique régulière et un exercice physique modéré peuvent contribuer à accélérer le processus d’adaptation et à réduire le niveau de stress.
    • Une bonne hydratation – principalement avec de l’eau – est importante, en particulier pour les enfants et les personnes âgées et lorsque les températures augmentent.
    • Le régime alimentaire doit être équilibré et fournir tous les groupes d’aliments et tous les nutriments, en particulier les vitamines et les minéraux. Plus spécifiquement, certains aliments peuvent être plus efficaces pour combattre les symptômes de l’asthénie printanière, car ils sont riches en nutriments qui aident à optimiser le fonctionnement du système immunitaire. Parmi ces aliments, on peut citer les fruits riches en vitamine C et en antioxydants, tels que les agrumes, les fraises, les kiwis et les baies. Les champignons (riches en antioxydants, en sélénium, en vitamines B et en vitamine D s’ils ont été exposés au soleil). Les graines et les noix (riches en zinc, en vitamines E et B3 et en tryptophane). L’ail, les oignons et les légumes crucifères (riches en antioxydants, en fibres et en folates).
    • Favoriser les activités intellectuelles qui peuvent servir de motivation et de stimulation positive.

L’asthénie printanière est généralement temporaire. Dans la plupart des cas, elle peut être minimisée par une bonne hygiène de vie. Si les symptômes persistent, il est conseillé de consulter un médecin.

Parfois, l’asthénie et les symptômes qui y sont liés, tels que la fatigue et le sentiment de lassitude, durent longtemps. Si aucun problème physique ou psychologique spécifique ne peut être identifié comme cause, il peut s’agir d’une fatigue chronique ou d’une autre affection qui doit être diagnostiquée par un médecin.

 

Sources :