Découvrez les moyens de profiter pleinement d’une vie sexuelle en toute sérénité.

 

Qu’est-ce que la contraception ?

 

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, la contraception est définie comme « l’utilisation d’agents, de dispositifs, de méthodes ou de procédures pour diminuer la probabilité de conception ou l’éviter ». La contraception vous permet d’éviter le risque de grossesse indésirée.

 

Afin de choisir le moyen de contraception le mieux adapté, il convient de tenir compte de divers critères : mode d’administration, périodicité d’utilisation, effets secondaires, avantages et inconvénients. Il n’existe pas de méthode parfaite, mais, comme le souligne l’Organisation mondiale de la santé, « la méthode la plus dangereuse est sans aucun doute celle qui n’est pas utilisée ».

 

Les différents types de moyens de contraceptions :

 

Les hormones combinées : elles contiennent deux types d’hormones (œstrogènes et progestatif), semblables à celles de l’ovaire féminin. Elles sont très efficaces, mais ne protègent pas contre les infections sexuellement transmissibles (IST).

 

Pilule : prise par voie orale pendant 21 jours d’affilée, puis un arrêt de 7 jours (ou prise d’un comprimé placebo). Elle peut augmenter le risque d’accident cardiovasculaire pendant les trois premiers mois et causer des problèmes circulatoires, surtout chez les fumeuses. Tabac et pilule sont à éviter.

 

Anneau vaginal : il s’agit d’un anneau en plastique, flexible et de 5 cm de diamètre, placé dans le vagin pendant 3 semaines et retiré pendant les règles.

 

– Les hormones progestatives : elles ne contiennent qu’une seule hormone (sans œstrogènes) et peuvent être utilisées pendant l’allaitement.

 

Pilule à progestérone seule : prise par voie orale tous les jours, sans arrêt. Pour certaines femmes, les règles disparaissent et les risques cardiovasculaires sont réduits.

 

Implant : il s’agit d’une tige flexible d’environ 4 cm qui est insérée sous la peau et libère de la progestérone pendant 3 ans.

 

Injection trimestrielle : c’est une injection intramusculaire qui se fait dans les bras ou les fesses et qui doit être répétée tous les 3 mois. Cette méthode peut cependant diminuer la masse osseuse durant l’utilisation.

 

 

– Le dispositif intra-utérin (DIU) : dispositif en plastique de 5 cm de diamètre muni d’un fil de cuivre enroulé qui est inséré dans l’utérus par un médecin et qui peut durer jusqu’à 12 ans. C’est devenu un très bon choix, y compris pour les femmes en première contraception.

 

– DIU avec un progestatif: dispositif en forme de T avec un réservoir de progestérone qui est progressivement libérée sur une période de 5 ans.

 

 

– Les méthodes « barrières » : elles empêchent les spermatozoïdes et les ovules de se rencontrer.

 

Préservatif masculin : C’est la méthode barrière la plus répandue. Il existe des préservatifs de toute sortes : matériaux (latex,polyuréthane), couleurs, tailles, saveurs etc. Protège contre les IST. C’est la seule méthode contraceptive dont il est prouvé qu’elle réduit le risque de toute infection sexuellement transmissible (IST)

 

Préservatif féminin : C’est une fine gaine en plastique insérée dans le vagin à l’aide d’un anneau flexible. Bien qu’il protège contre les IST comme le préservatif masculin, il est un peu plus encombrant et moins pratique d’usage.

 

Diaphragme : Il s’agit d’une coupelle en latex ou silicone insérée dans le vagin avant les rapports sexuels et retirée seulement 6 heures plus tard. Le diaphragme est utilisé en association avec des spermicides.

 

Cape cervicale : C’est un dôme très fin en latex ou en silicone placée profondément dans le vagin avant les rapports sexuels et retiré seulement 6 heures après le rapport. Elle est utilisée en association avec les spermicides.

 

Spermicides : Ce sont des substances qui détruisent les spermatozoïdes. Ils sont disponibles sous différents formats : crèmes, ovules, gels, mousses, etc. Il faut éviter de les utiliser seuls car le risque de grossesse reste important.

 

– Les méthodes définitives : Sans effets secondaires, ces méthodes fournissent une contraception permanente aussi bien chez les hommes que chez les femmes, et ce de manière irréversible.

 

Ligature des trompes par laparoscopie ou celioscopie : Elle nécessite une anesthésie générale, mais est immédiatement efficace. Elle se pratique souvent après avoir subi une césarienne.

 

Hystéroscopie : on place un implant en silicone dans les trompes de Fallope à l’aide d’un tube dans l’utérus. Elle ne nécessite aucune anesthésie, mais il faut 3 mois pour qu’elle soit efficace.

 

Vasectomie : c’est une petite incision dans le scrotum qui bloque les canaux, empêchant les spermatozoïdes de passer. Cette intervention est réalisée sous anesthésie locale.

 

– Les méthodes contraceptives naturelles : elles ne dépendent pas d’un traitement médical ou pharmaceutique. Leur utilisation est réservée aux personnes qui n’ont pas accès aux autres moyens de contraception.

 

La méthode du calendrier : pour utiliser cette méthode, il faut compter pendant un an le nombre de jours que dure le cycle des règles. Pour connaitre le début de la période de fertilité, il faut soustraire 19 jours à la durée du cycle le plus court. Pour savoir quand la période prend fin, il suffit de soustraire 11 jours au cycle le plus long enregistré.

 

L’interruption du rapport sexuel: communément appelée « le retrait », elle consiste à retirer le pénis du vagin avant l’éjaculation. Cette méthode est totalement inefficace pour se protéger des IST, et a une efficacité modérée concernant le risque de grossesse.

 

 

A vous de choisir le moyen de contraception le mieux adapté. Outre éviter une grossesse non désirée, il est primordial de vous protéger contre les IST au travers de l’usage du préservatif, ou en faisant un dépistage avec votre partenaire pour une vie sexuelle en toute sérénité.

 

 

Sources :

 

Organisation mondiale de la santé (OMS)

 

En Anticoncepción Vive Tu Vida, Sociedad Española de Contracepción

 

Métodos Anticonceptivos de Uso Regular, Ministerio de Sanidad y Política Social