La ludopathie est une dépendance qui rend impossible le contrôle de l’envie de jouer. Le jeu prend de plus en plus de place dans votre vie, jusqu’à ce que vous en deveniez totalement dépendant. Reconnaître qu’il y a un problème est la première étape de la guérison.

Les jeux d’argent peuvent n’être que le début du problème.

Mais il peut arriver un jour où les motivations du jeu changent et où le but n’est plus de s’amuser, mais de récupérer ses pertes. C’est alors que le jeu solitaire commence.

Lorsque le jeu cesse d’être amusant, il est conseillé de demander l’aide d’un professionnel.

 

Qu’est-ce que la ludopathie ?

La ludopathie est un trouble du comportement évolutif dans lequel une personne ressent une envie incontrôlable de jouer, selon l’Association pour la prévention et l’accompagnement du jeu pathologique (APAL).

Il s’agit d’un trouble psychologique qui, en Espagne, touche environ 2 % de la population, selon les données de la Fédération espagnole des joueurs réhabilités (FEJAR).

Actuellement, la ludopathie est reconnue comme une maladie ou un trouble psychologique par des organisations internationales telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Suis-je un joueur compulsif ? Qu’est-ce que la ludopathie ?

 

Comment savoir si vous êtes un joueur compulsif ?

Le comportement de jeu peut être considéré comme problématique lorsqu’il commence à affecter d’autres domaines de la vie. Vous commencez à ne plus aller au travail (ou à ne plus aller à l’école), vous avez des problèmes financiers, vous mentez souvent et vous échouez dans vos tentatives pour jouer moins.

Petit à petit, vous entrez dans un cercle vicieux, car vous jouez pour régler des comptes, vous perdez et vous recommencez… Et ainsi de suite.

En bref, lorsque le joueur éprouve un malaise (honte, culpabilité, désespoir, sentiment d’impuissance…), il est temps de demander une aide professionnelle.

 

Quand les paris et la dépendance au jeu deviennent une maladie

Le profil le plus courant d’un joueur dépendant est généralement un homme, ayant fait des études secondaires et célibataire.

Aux premiers stades du trouble, il est fréquent que cette personne ne cache pas sa prédilection pour le jeu et se vante même de ses gains et de ses compétences.

Plus tard, le jeu et l’argent deviennent un sujet tabou, la personne s’isole de plus en plus de sa famille et de ses amis, devient irritable et a des sautes d’humeur.

Bien que les machines à sous soient l’objet du plus grand désir des joueurs à problèmes, les paris sportifs en ligne sont l’une des options les plus populaires auprès des jeunes.

 

Les symptômes de la ludopathie

L’Association pour la prévention et l’accompagnement des personnes addictes au jeu (APAL) propose une série de questions liées aux jeux d’argent.

    1. Suis-je souvent préoccupé par le jeu, soit parce que j’ai trop joué, soit parce que j’ai envie de jouer ?
    2. Ai-je remarqué que je joue plus souvent, de plus en plus longtemps ou ai-je besoin de plus d’argent pour jouer ?
    3. Ai-je essayé de jouer moins ou d’y aller moins souvent, mais sans y parvenir depuis longtemps ?
    4. Lorsque je ne peux pas jouer ou que je dois arrêter, est-ce que je me sens agité, nerveux ou irritable ?
    5. Quand j’ai des problèmes ou des soucis, est-ce que je vais jouer pour oublier ou pour me détendre ?
    6. Après avoir perdu de l’argent au jeu, suis-je retourné un autre jour pour essayer de le regagner ?
    7. Ai-je menti à ma famille ou à mes amis sur le moment, la quantité et la nature de mes jeux ?
    8. Ai-je volé ou commis tout autre acte illégal afin d’obtenir de l’argent et de continuer à jouer ?
    9. Ai-je mis en danger ou perdu des opportunités de travail, d’études ou de relations personnelles à cause du jeu ?
    10. Ai-je trompé ma famille, mes amis, mes collègues de travail, etc. afin d’obtenir de l’argent pour réduire mes dettes ou continuer à jouer ?

Si vous répondez oui à cinq de ces questions ou plus, il est peut-être temps de demander de l’aide.

 

Traitement de la ludopathie

Les étapes à suivre dans le processus de réhabilitation peuvent différer d’un centre à l’autre. Mais tous s’accordent sur la nécessité de l’abstinence et d’un traitement professionnel.

La plupart des experts estiment qu’une combinaison de groupes d’entraide et de séances individuelles est la plus efficace pour la réhabilitation des joueurs compulsifs.

Les groupes permettent de mieux comprendre la maladie et les facteurs de risque et de protection. Dans la thérapie individuelle, on travaille sur les aspects psychologiques liés à l’apparition et au développement du trouble.

En outre, la personne doit déléguer la gestion financière à un membre de la famille ou à un ami de confiance. De cette façon, le joueur n’a pas la possibilité d’obtenir de l’argent pour jouer.

Il est également recommandé de demander une auto-prohibition des jeux d’argent (un document qui est demandé aux institutions), de ne pas fréquenter les bars (même avec des amis) et de chercher de nouveaux loisirs.

25 % des patients rechutent ou abandonnent le traitement avant que les deux ans et demi de thérapie ne soient écoulés. Cependant, après cette période, beaucoup reviennent avec une idée plus claire et plus réaliste de leur problème et sont ainsi réhabilités.

 

Sources :