Le syndrome du côlon irritable fait partie d’un large éventail de troubles qui affectent le système digestif. Des changements au sein de votre alimentation peuvent contribuer à soulager vos symptômes. Le régime FODMAP vous aidera à découvrir les aliments qui irritent votre côlon et à les éliminer de votre alimentation sans risquer de mettre votre santé en danger.

Qu’est-ce que le syndrome du côlon irritable ?

Le syndrome du côlon irritable est un trouble qui touche le gros intestin et qui se traduit généralement par des symptômes tels que des coliques, des douleurs abdominales, des ballonnements, des gaz, de la diarrhée ou de la constipation (ou les deux), et du mucus dans les selles.

Ces symptômes, dont la gravité et la durée varient d’une personne à l’autre, se produisent, car l’intestin est plus sensible et modifie la façon dont les muscles se contractent. Certaines personnes souffrent principalement de diarrhée, tandis que d’autres souffrent principalement de constipation ou de douleurs abdominales sans changement majeur au niveau des selles.

Le côlon irritable ne provoque généralement pas de modifications du tissu intestinal et n’augmente pas le risque de cancer colorectal. Bien qu’il n’existe pas de remède à ce syndrome, le traitement vise à en soulager les symptômes. Dans la plupart des cas, ils peuvent être contrôlés par des changements d’alimentation et de mode de vie.

Le régime FODMAP

Pour certaines personnes, les changements au sein de l’alimentation peuvent être très utiles pour soulager les symptômes. Comme les symptômes varient d’une personne à l’autre, les changements d’alimentation doivent également varier et s’adapter. Nous pouvons tirer profit d’une alimentation pauvre en FODMAP (Fermentable Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides And Polyols).

Il s’agit de glucides à chaîne courte (fructanes, lactose, fructose, sorbitol et mannitol) que l’intestin grêle n’absorbe pas correctement et qui peuvent provoquer des problèmes tels que diarrhées, ballonnements, douleurs abdominales et flatulences. Selon une méta-analyse publiée dans Gastroenterology and Hepatology, 50 à 86 % des personnes atteintes de ce syndrome répondent bien à un régime alimentaire pauvre en FODMAP.

L’objectif de ce type d’alimentation est de réduire ou d’éviter certains aliments contenant des glucides difficiles à digérer. Comme l’indique l’Institut national du diabète et des maladies digestives et rénales (NIDDK), voici certains des aliments que nous devrions moins consommer :

  • Fructose : fruits comme les pommes, les poires, les abricots, les mûres, les cerises, la mangue, les nectarines, les prunes et la pastèque. Les édulcorants tels que le miel et le nectar d’agave et les produits à base de sirop de maïs à haute teneur en fructose.
  • Fructanes : légumes tels que les artichauts, les asperges, le chou, le chou-fleur, l’ail, les lentilles, les champignons, les oignons et les petits pois. Les céréales telles que le blé et le seigle.
  • Lactose : lait de vache, yaourt, crème anglaise, crèmes desserts, fromage blanc.
  • Polyols : fruits tels que les pêches ou les prunes ; légumes tels que les choux-fleurs, les champignons et les pois ; et édulcorants tels que le sorbitol, le mannitol, le xylitol, le maltitol
  • Pois chiches, lentilles et produits à base de soja.

Les aliments que l’on peut consommer davantage, selon la Harvard Medical School :

  • Produits laitiers : lait sans lactose, lait de riz, lait d’amande, lait de coco, yaourt sans lactose, fromages à pâte dure.
  • Fruits : bananes, myrtilles, melon, pamplemousse, kiwi, citron, oranges et fraises.
  • Protéines : bœuf, porc, poulet, poisson, œufs et tofu.
  • Noix : amandes, macadamia, pignons et noix.
  • Céréales : avoine, son d’avoine, pâtes sans gluten telles que le riz, le maïs, le quinoa.

Votre médecin ou nutritionniste vous guidera sur la meilleure façon d’introduire ou d’éliminer ces aliments dans votre alimentation pendant quelques semaines et verra s’ils contribuent réellement à soulager vos symptômes.

Il faut souvent beaucoup de temps pour découvrir les aliments qui ne nous conviennent pas. Pour ce faire, nous pouvons enregistrer les différents types d’aliments que nous mangeons pendant la journée, ce qui nous permettra de voir lesquels aggravent nos symptômes. Il suffit de les retirer de l’alimentation pour réduire ces symptômes.

N’oubliez pas que, tout aussi important que l’alimentation, il faut suivre un mode de vie sain qui inclut la pratique d’un exercice physique régulier.

Sources :

  • Clinique Mayo
  • Institut national du diabète et des maladies digestives et rénales (NIDDK)
  • Harvard Medical School