Rouges ou blanches ? Au-delà de leur différence d’aspect, ces deux catégories de viandes ont leurs propres caractéristiques nutritionnelles et un impact différent sur votre santé. Décryptage.

 

La viande est un aliment essentiel dans notre alimentation car elle est une source importante de protéines (entre 15 % et 25 %). Elle fournit également du phosphore, du potassium, du zinc et du fer. Bien que les quantités de fer varient selon l’espèce et la partie de l’animal dont il provient, l’apport de ce nutriment est important car, étant d’origine animale, il est plus facilement absorbé par l’organisme.

 

La viande contient également des vitamines, en particulier de la famille B, dont la B12 qui est la plus importante. Selon le type de viande, blanche ou rouge, la teneur en graisse ou en cholestérol est différente. Selon des études menées par l’Institut américain de la viande, aussi bien la viande rouge que la viande blanche jouent un rôle important dans le développement de la force musculaire, de la peau, de la formation des hormones et de la régulation.

 

Les viandes rouges késako ?

 

La viande rouge est, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « l’ensemble de la masse musculaire des mammifères, comprenant la viande de bœuf, de veau, de porc, d’agneau, de cheval et de chèvre. » L’une de ses principales caractéristiques en est la couleur, qui est obtenue grâce à un pigment rouge contenant du fer et se trouvant dans les fibres musculaires : la myoglobine.

 

Les viandes rouges contiennent plus de graisses saturées et apportent donc plus de calories que les viandes blanches. Cependant, ce type de viande a été classé par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) comme « probablement cancérogène pour l’Homme ». Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’il y a « peu de preuves provenant d’études épidémiologiques montrant des associations entre la viande rouge et le risque de cancer ». Par preuve limitée, cela induit non pas que leur consommation est mauvaise mais qu’il faut certainement ne pas en abuser.

 

En effet, le Département de nutrition de l’Université Harvard a jugé qu’une consommation excessive de viande rouge pourrait être associée à un risque accru de souffrir de maladies cardiovasculaires.

 

Par conséquent, le Fonds mondial de recherche contre le cancer (FMRC) recommande de limiter la consommation de viande rouge à moins de 300 grammes par semaine. Il est recommandé d’en consommer de manière modérée et occasionnelle sans dépasser deux fois par semaine.

 

Les viandes blanches késako ?

 

Les viandes blanches sont celles provenant des volailles (poulet ou dinde) et du lapin.

 

Elles sont considérées comme des alliées importantes d’une alimentation saine. Leur teneur en matières grasses est plus modérée que celle des viandes rouges et leur taux en protéines varie. Elles contiennent des lipides insaturés et des minéraux tels que le fer, le zinc ou le cuivre. La consommation de viande blanche est associée à un risque moindre d’obésité, de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2.

 

Les différences principales entre viande rouge et viande blanche

 

Si la viande rouge et la viande blanche sont toutes deux d’excellentes sources de protéines, elles ont quelques différences :

 

– La viande rouge contient plus de myoglobine (un pigment du fer qui lui donne sa couleur rouge et foncée caractéristique) que la viande blanche.

 

– La viande rouge est plus calorique et contient plus de matières grasses que la viande blanche.

 

– La teneur en matières grasses de la viande blanche est relativement faible. Dans la viande rouge, la graisse intramusculaire prédomine, c’est-à-dire la graisse qui se trouve entre les fibres musculaires. Elle contient également plus de gras visible que la viande blanche.

 

En conclusion, rappelez-vous qu’il est recommandé de consommer de la viande à hauteur de 3 et 4 portions par semaine (une ration correspond à environ 100-125 grammes). Entre 3 et 4 portions donc, dont une seule de viande rouge.

 

Sources :